Strabon, XVII, p
2. Bell. Alex. 13 : « Erant omnibus ostiis Nili custodiae exigendi portorii causa dispositae. »
3. Henzen, n. 6928 = Wilmanns 1236. C. I. L. II, 1970 : L. Valerio Proculo prsefecto classis Alexandrinse et Potamophylaciœ. Renier, Mél. d'épigr. p. 91 donnait une autre destination à cette flotte; il pensait qu'elle était chargée des soins à donner aux digues et aux canaux du Nil. Voy. la note de Hubner sur cette inscription, dans le Corpus, l. l.
i. Frœhner, /. L n. 3, 23 et p. 42.
stationnement pour chaque jour qu'ils passaient dans le port de Syène '.
Sans compter les octrois locaux, comme colui de la ville (rHermonthis(P]rment) -, les Romains trouvèrent, en outre, des lignes douanières établies dans l'intérieur même de l'Egypte. On connaît par Agatliarchide, la garde ou station douanière d'Hermopolis, qui séparait la Thébaïde du reste de la vallée du Nil. Les Romains maintinrent ce poste ainsi que cela résulte de Strabon qui mentionne « la garde d'Hermopolis, lieu de péage pour les navires qui descendent la Tliébaïde » (p. 812). Il cite, comme étant située plus haut, « la garde de Thébaïde », sans fournir plus d'explications. D'où l'on s'est demandé si les marchandises venant de l'Egypte inférieure et de l'Egypte moyenne,'et entrant en Thébaïde, avaient à payer des droits comme celles qui en sortaient. L'affirmative paraît bien naturelle et n'est contredite par aucun indice. On conjecture, mais, cette fois, sans aucun point d'appui, qu'une autre ligne douanière séparait l'Heptanomide du Delta. — Quant à savoir si les mêmes marchandises acquittaient plusieurs fois les droits de douane, c'est-à-dire à chaque ligne qu'elles traversaient, c'est peu proba])le à cause de la multiplicité même des lignes douanières en Egypte.
Enregistrement. — Droits de mutation. — Droits de SUCCESSION. — Les contributions indirectes ne se bornaient pas aux droits de douane et aux divers autres péages; l'administration fiscale égypti<mne connaissait de longue date les enregistrements grecs des contrats égyptiens, chose qui ne devait pas aller sans un salaire pour l'État et ses employés.