Édit de Capiton
3. Les papyrus de Berlin sont venus confirmer ce qu'on savait déjà. On y voit le comogrammate fournir des renseignements exacts sur un individu qu'on avait confondu avec un autre parce qu'il portait le même nom. A l'extrait, on trouva que le surnom était différent. Voy. Wilcken, Observ. p. 30.
4. C'est ainsi que nous interprétons l'Édit de Capiton, in fine.
5. Lotronne, Œuvres, II, 180. Franz, introd. ad inscr. JEg. p. 319.
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rendre par les agents comptables. L'éloignement de la Thébaïde explique cette sorte de délégation, sans qu'il faille, pour l'amour de la symétrie, rechercher s'il n'y avait pas deux autres affranchis exerçant les mêmes fonctions dans l'Egypte moyenne et l'Egypte inférieure, sans qu'il faille non plus se demander si, comme la fonction de basilicogrammate correspondait à celle de stratège, la charge qui nous occupe ne correspondait pas à celle d'épistratège et ne devait pas être, pour les mômes considérations politiques, toujours confiée à un Romain '..
Ouand l'examen des comptes de recettes et de dépenses fournis par les scribes royaux n'était pas délégué par le gouverneur aux affranchis qui l'aidaient dans ses fonctions, c'était lui-même qui s'en occupait -; et l'on sait par Philon • que cet immense travail de révision lui prenait la plus grande partie de l'année.
La capitation et la taille industrielle devaient être, comme l'impôt foncier, perçues par les agents de l'État, il est vrai qu'on les voit levées à Éléphantine et à Syène par les fermiers des contributions indirectes ; mais cet exemple ne saurait être généralisé, vu le site tout à fait écarté et le peu d'importance de ces localités '. Mais il est temps de voir ce qu'étaient ces fermiers et comment on a<lministrait les contributions indirectes.
De môme que dans l'Egypte ptolémaïque, c'est la ferme qui domine comme mode de perception des impôts indirects dans l'Egypte romaine.
Les fermes étaient mises aux enchères par le préfet, et il paraît que les adjudications n'étaient pas toujours volontaires, en ce sens qu'on obligeait parfois des personnes aisées à se charger de la ferme de tel ou tel impôt, de telle
1. La question u étt'; posée par Varges, de Slat. /Et), p. G3.
-. Cpr. Ivlit d'Alexandre, 1. 5(J.
i. Piiilo in Fliiccum.