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Lumbroso, Rech. p

5. Voy. au C. I. Gr. III, les m. 4713. 4716. 4751. 4745. 4955. 4705. 4701 et Letr. Rec. I, p. 81. 90. 125. Orelli, Inscrip. lut. .3881. Son titre latin est epistrategus. Le commandement s'appelle epistralegia.

6. Exemple : Inscription du propylone d'Isis à Tentyra de l'an 31 d'Auguste : « Pour la conservation de l'empereur César, fils du Divin César, Jupiter Libérateur, Auguste; Publius Octavius étant préfet, Marcus Glodius Postumus étant épistratège; Tryplion, étant stratège, n Letronne, Reih. p. 158. C. I. Gr. 4715,

ÉPISTHATÉGIES. 187

tre clairement que la juridiction de ce haut fonctionnaire s'étendait sur tous les nomes compris dans chacune de ces provinces. Du reste le peu que l'on connaît de ses attributions remonte à l'époque des Ptolémées; mais le maintien de tout le système administratif de ces rois par les Romains, autorise à croire (^u'il garda ces attributions à l'époque romaine, sauf celles qui touchent à l'armée. Ainsi donc on le voit parcourir les nomes de son ressort *, faire disparaître les abus résultant de la violation des lois en ce qui concerne la répartition des impôts et autres charges -, faire cesser les vexations et les exactions des fonctionnaires de la province placée sous son commandement ^ — De ce qu'une inscription de Memnon "^ parle d'un épistratège qui a entendu Memnon à deux reprises, en remontant le Nil et en le descendant, on a pensé que la résidence du gouverneur de la Thébaïde n'était point dans la vieille ville d'Ammon, bien déchue de son antique splendeur, mais dans Ptolémaïs (|ui aurait été la capitale de la Thébaïde à l'époque gréco-romaine ^

Les attributions que Ton vient d'énumérer sont toutes civiles. L'épistratège de la Thébaïde a pu être investi d'un pouvoir militaire à l'époque des Lagides ; mais il est fort douteux qu'il ait conservé ce pouvoir sous les Romains. Car si les Romains héritèrent en Egypte des habitudes administratives des Ptolémées, on ne peut nullement dire qu'ils y héritèrent aussi de leur régime militaire. On ne voit d'ailleurs aucun motif sérieux pour que les empereurs aient continué, à notre époque, à confier à un officier pris dans l'armée d'Egypte les fonctions d' épistratège qui

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