Gpr. Lumbroso, Rech. p. 2o
reprises dans un papyrus du musée de Leyde ^ On les retrouve enfin dans des actes qui datent du septième siècle de l'ère vulgaire. La similitude du titre avec celui que portent, encore de nos jours, les chefs de quartiers et de villages en Egypte, fait croire à des fonctions actives et non pas seulement honorifiques, en même temps qu'elle montre la pérennité de cette magistrature patriarcale à travers tous les âges et en dépit de tous les changements de dominations-.
Le représentant de la chancellerie dans les villes et bourgs était le comogrammate ou scribe du bourg qui tenait, comme on sait, les registres du cens. Il jouait un rôle assez important dans l'administration locale, si bien que dans le décret rendu en l'honneur de Néron par les habitants de BusiriS;, on ne trouve mentionnés d'autres fonctionnaires, à côté des habitants, que les topogrammates et comogrammates qui se trouvaient là^. Ce fait n'implique pas en lui-même qu'ils étaient les seuls fonctionnaires du bourg ni ({u'ils appartenaient tous à Busiris''. Les scribes des localités avoisinantes avaient pu s'être donné rendez-vous là pour cette circonstance solennelle.
Bien que, en effet, les villes égyptieimes eussent été privées d'institutions municipales et d'autonomie, il y existait cependant une certaine puissance municipale semblable à celle que possédaient, dans les autres provinces romaines, les régions et les vici des cités qui s'administraient elles-mêmes ^ — Les habitants de la métropole et ceux du nome pouvaient se cotiser pour élever ou réparer des temples, des parties de temples ou d'autres édifices