Pline, Epist. X, :23. Voy. ci-dessun, 'u et s
ADMINISTRATION DKS NOMES- 205
base de l'organisation diocésaine au même titre que les cités dans les autres parties du monde romain. Hiéroclès et les Conciles ne mentionnent, en effet, comme sièges épiscopaux en Egypte que des villes ; mais ces villes sont précisément les métropoles des nomes'.
Ainsi, quoique pays essentiellement unitaire et monarchique, ri'^gypte, comme l'a très bien fait ressortir Kuhn-, oifrait, au point de vue de son organisation territoriale, des analogies avec ce qui existait dans les autres pays de l'antiquité gréco-romaine. Elle n'avait pas de civiiates ou de pofé/'s; mais ses nomes, avec leurs circonscriptions, leurs métropoles, leurs cultes et leurs intérêts distincts et souvent en conflit, en jouaient le rôle. La différence fondamentale entre les nomes égyptiens et les cités grecques ou latines se trouvait dans l'origine et la constitution politique : les nomes, organisés sur le même patron par l'État, pourvus d'un culte par la même voie^ administrés par des agents de l'P^tat, attachés les uns aux autres comme les parties d'un grand tout ^, tandis que les cités, créations spontanées de volontés collectives, se développant dans des limites territoriales variables, douées d'institutions municipales plus ou moins autonomes, ayant beaucoup moins d'affinité entre elles. Quand sous le Bas Empire, l'organisation en villes remplaça, même en P^gypte, celle en nomes, le mi-