‹ Droit romainChapitre 205 sur 273 · Kuhn, ibid. p. 500 et s · texte numérisé non relu

Kuhn, ibid. p. 500 et s

i. Diod. Sic. I, 56. Plut. Isis et Osiris, c. 72.

4. Le rapprochement tenté par Kuhn, p. 500 et 501, entre le rôle que jouent le stratège et son personnel dans le nome égyptien et celui que remplissent la curie et ses agents dans la cité grecque ou latine nous parait un peu forcé. Ce qui est de nature à montrer clairement la dépendance administrative des nomes, c'est qu'on trouve parfois deux ou plusieurs nomes administrés par le même personnel, voy. ci-dessus. Ce qui, d'autre part, montre la faiblesse des liens qui unissaient le nome à sa métropole, c'est que l'on trouve parfois des métropoles entièrement indépendantes du stratège et de son personnel qui administraient le nome. 11 en était ainsi, par exemple, dans le nome Antinoïtes.

206 OUATIJimit: l'ARTlK- —CHAPITRE III.

lieu était déjà préparé pour cette révolution qui consista simplement à élever les métropoles égyptiennes au même niveau que les cités du reste de l'empire, ainsi que cela va ressortir plus amplement de l'étude de la condition des villes grecques en Egypte.

ORGANISATION DES VILLES GRECQUES d'ÉGYPTE.

A l'organisation politico-religieuse dont il vient d'être question, échappaient plus ou moins les villes fondées par les Grecs en Egypte. Ces villes étaient rares: car la colonisation grecque en Egypte eut, dès le règne de Psammétique (656-611 av. J.-C), ce caractère remarquable que les Hellènes se répandirent dans le pays, se mêlèrent aux E^gyptiens, sans fonder de colonies ou de comptoirs exclusivement nationaux. Hérodote raconte, à ce sujet ', qu'Amasis transféra à Memphis et dans les environs, les Gariens et les Ioniens établis, dès l'époque de Psammétique, le long de la branche Pélusiaque, et qu'il permit en même temps à tous les Grecs qui voulaient se fixer en Egypte de venir s'établir à Naucratis, sur la branche Ganopique-. — Naucratis nous apparaît donc comme la pre-

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