‹ Droit romainChapitre 30 sur 273 · Wilcken, loc. cil. p · texte numérisé non relu

Wilcken, loc. cil. p

pierres, ou tous autres signes conventionnels, qu'elle fût même purement idéale, la plupart du temps, elle était traversée par d'autres lignes qui, tombant perpendiculairement sur elle, constituaient le nome en une sorte d'échiquier. Chaque bande qui s'étendait des deux côtés de la ligne médiane, portait un seul nom propre auquel s'ajoutait, suivant les cas, le qualificatif supérieure ou inférieure pour préciser les toparchies. Le nome Arsinoites nous fournit une série d'applications de cette règle; pour n'en citer que deux : il y avait les toparchies Patémitès, supérieure et inférieure, ainsi que les toparchies Gussitès, supérieure et inférieure K

On ignore d'ailleurs si la division en toparchies se retrouvait dans tous les nomes. Ce que dit Strabon des temps anciens prêterait à croire qu'il y avait des nomes non divisés en toparchies -. Wilcken serait plutôt disposé à admettre que la division en toparchies se retrouvait dans tous les nomes. Par un rapprochement foit heureux, il invoque en ce sens le signe hiéroglyphique qui désignait le nome : | | ; . C'est une figure où l'on voit, en effet, le partage du nome en toparchies et la répartition des toparchies en hautes et basses ^ Ce qui est certain, c'est qu'il devait y avoir plus ou moins de toparchies dans un nome en proportion de son étendue, et que le partage en parties inférieure et supérieure n'existait que là, où la disposition du sol s'y prêtait.

Chaque toparchie renfermait dans son territoire un nombre plus ou moins grand de centres habités (xw[xai). Les papyrus de Berlin, déjà cités, nous donnent l'énumé-

1. Wilck. ibidem. Voyez .sur les noms propres des io-ko: les nombreux exemples tirés des papyrus de Turin, du British Muséum et de Leyde, dans Kuhn, II, p. 493, note 4301. On connaît le topos Asclépiéios, près Memplii.s, par les papyrus de Zoïs dont une version se trouve insérée dans les Œuvres de Letronne, I, p. 484. 48G.

Page 1