Sur ce rapport, voy. ci-nprès partie iv, chap. ii
LES TOPARCHIES 29
tives que ces xôjfiat. On a fait valoir par la suite, en faveur de cette opinion, que dans les papyrus, l'on se sert seulement du nome et de la /.côjj^'/i pour les désignations de lieu ou d'origine \ — C'est là, croyons-nous, tout ce qu'on pouvait alléguer en faveur du système de Peyron. — On voit que ces arguments n'avaient rien de bien décisif. A rénumération faite dans le huitième papyrus de Turin, on a fort bien répondu - que Peyron affirme plutôt qu'il ne prouve, qu'elle se réfère aux parties administratives des nomes Pathyrites et Coptites ; que si dans ce passage Péténéphotis ne nomme que des bourgs, c'est que son industrie ne pouvait s'exercer que dans les lieux habités et nullement dans les campagnes égyptiennes absolument dépourvues de maisons d'habitation. — La seconde observation a encore moins de force ; car les nomes égyptiens n'étaient pas si vastes qu'il fallût indiquer dans lequel de leurs districts se trouvait la localité dont on voulait parler. On ne procède pas autrement de nos jours en France et en Egypte où l'on se contente d'ajouter au nom de la localité qu'on veut désigner celui du département ou de la province dans laquelle elle est située, sans ajouter le nom de l'arrondissement ou du district.
Tous les passages cités, d'ailleurs, à l'appui de sa thèse par Lumbroso, c'est-à-dire pour prouver que le mot totcoç revêtait, en Egypte, le sens spécial de lieu arable (àyco?), par opposition à xôJfAT], lieu habité ^ ne sont rien moins que concluants; — on a déjà vu que to-o; était loin d'avoir, en Egypte, ce sens tout à fait spécial.
1. Kuhn, Siad. und burg. Verfass. d. rom. reichs, II, p. 459, note 4300 et Marjuardl, Hundb. d. Rom. Alt. IV, p. 446 et suiv.