‹ Droit romainChapitre 50 sur 273 · Philo in Flacr. c · texte numérisé non relu

Philo in Flacr. c

4. Il est vrai qu'au délmt de l'empire, il n'existait entre le pnlri-

gis par le droit commun. Avec l'ensemble des biens composant la dotation du prince, biens qui devaient revenir à son successeur et non pas à son héritier, l'Egypte était partie intégrante de l'empire, province romaine au même titre que la Gaule ou l'Afrique '. Elle n'était pas même réunie à l'empire par une simple union personnelle, comme on serait tenté de le croire à première vue, puisque l'autorité absolue que l'empereur exerçait sur elle faisait partie de la souveraineté romaine tout comme celle du proconsul d'Afrique, « l'empereur étant un élément intégrant et toujours en fonction de l'État romain, au même titre que le sénat - ».

Ce pouvoir absolu peut seul expliquer cette autre mesure singulière, unique, par laquelle Auguste défendit l'accès de l'Egypte à tous les Romains qui étaient sénateurs ou équités illustres ^ Cette dernière catégorie comprenait tous les jeunes gens de l'ordre sénatorial, les fils de tous ceux qui possédaient le cens sénatorial d'un million

monium Cœsaris et la 7'es famlliarls, de même qu'entre ces deux catégories de biens et le Fiscus, qu'une différence purement théorique. L'empereur disposait, comme il l'entendait, des uns et des autres. C'est Pertinax qui a, le premier, nettement affirmé la diilëreuce entre les domaines impériaux, propriété du gouvernement, et les Ijicns personnels de l'empereur; les premiers étant ou devant être inaliénables, et les seconds régis par le droit commun. Herodian. II, 4, 2.

1. Auguste dit lui-même dans le monument d'Ancyre : Mgyptum imperio populi romani adjeci, et plus amplement dans l'inscription suivante deux fois répétée sur chacun des obélisques égyptiens qui ornaient le grand Cirque et le Champ de Mars à Rome : « Imp. Csesar Divi f. Augustus, Pontifex Maximus, Imp. XII, Cos. XI (23 av. J.-C), Trib. Pot. XIV, /Egypto in potestalem Populi Romani redacta, soli donum dédit. » Orelli, n. 35. Sur ces deux oljélisquos, voy. Pline, Ilist. nat. 3fJ, 14, éd. Did.

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