Diodore, .Jules César, Strabon, .Joséphe, Tacite, etc
5. D'après Suétone, J. Cœs., 35, César ne voulut pas annexer l'Egypte de peur que cette province ne lui suscitât un compétiteur et
jamais conller le gouvernement de cette province à un sénateur, comme c'était la règle pour toutes les autres provinces impériales, mais plutôt à des hommes de confiance, à de simples chevaliers, qui n'étant rien que par lui ne pouvaient rien contre lui '. Il eut soin pourtant de leur l'aire attribuer un Impeinum ad s'unilitiidinem proconsulis pour qu'ils eussent juridiction à l'égard des citoyens romains en Egypte -. Ceci prouve encore que l'Egypte n'était pas un royaume annexé à l'empire, mais bien une province romaine où les lois romaines s'appliquaient quand il n'y était point dérogé ^
Une dernière conséquence logique de la prohibition édictée par Auguste fut que le commandement des légions cantonnées en Egypte au lieu d'être confié, comme c'était la règle, à des légats d'ordre sénatorial, fut confié à des prœfecti casirorum, officiers de rang équestre \ — L'administration de l'Egypte fut ainsi fermée au sénat en tant que corps politique et aux sénateurs pris isolément.
Voilà pour les rapports de l'Egypte avec l'État romain ''.
ne lui créât des embarras. Mais le dictateur était trop puissant et trop fertile en expédients politiques pour s'être uniquement arrêté devant ces obstacles. Il céda peut-être dans cette circonstance à une faiblesse de caractère. Octave lut inflexible.
1. Tacite, Hist.l, M. P^wi^n. Exp. Alex. 111,5. V. Duruy, Hist. vont. III, p. 58 et s.