‹ Droit romainChapitre 53 sur 273 · Voy. ci-après partie m, chap. i · texte numérisé non relu

Voy. ci-après partie m, chap. i

o. A signaler, dans ce sens, l'intervention du sénat dans la disgrâce du préfet Cornélius Gallus. Dio Cass. LUI, 23. 4. Voy. ci-après partie m, chap. iv.

3. On peut rapprocher de ces mesures prises par Auguste, celles, tout à fait exceptionnelles, que prit quinze siècles plus tard (en 1316) un autre empereur conquérant de l'Egypte, dans le même but de préservation personnelle. Sélim I confia le gouvernement de l'Egypte à un pacha ou vice-roi dont il contrebalança le pouvoir par deux autres organes : le chef de la garnison du Caire et les beys qui gouvernaient les provinces en lesquelles l'Egypte était divisée. Son lils, le célèbre Suleyman, affaiblit encore plus le pouvoir du pacha en réduisant sa durée à un an, en assignant au pacha la citadelle du Caire pour demeure, sous les yeux du commandant de la place, et en lui retirant enfin la présidence du Grand Divan ou Conseil, qui prenait

II. Pour ce qui est de l'organisation de la province d'Egypte, Auguste, en cela conseillé par les mœurs et l'état social des Alexandrins etda peuple égyptien, ainsi que par la supériorité incontestable de l'organisation administrative qu'il trouva en place, comparée à l'administration provinciale des Romains, maintint et continua par ses préfets ou « représentants », le gouvernement royal des Lagides.

Bien que la conquête romaine eût eu pour effet inévitable de faire disparaître l'ancien appareil de cour et toutes les charges et dignités qui en constituaient le décor, ce n'était, en effet, qu'une nouvelle dynastie qui succédait en Egypte à celle des .Ptolémées : ce fut, pour nous, la trente-quatrième et dernière dynastie de l'Egypte Ancienne. L'empereur romain, disons-nous, était un roi aux yeux des Égyptiens ; il eut son cartouche comme les Pharaons et les Ptolémées et son nom paraît sur les monuments précédé et suivi des épithètes pompeuses de l'ancien cérémonial. Il est vrai que les vieux protocoles se trouvèrent insuffisants pour fournir des titres qui fussent dignes de la grandeur suprême des Césars romains; aussi voit-on les prêtres égyptiens les appeler : grands rois, rois des rois, rois du monde, titres inconnus sous les dominations antérieures K II esta remarquer, toutefois, que dans les actes en grec émanés des autorités, on ne se sert pas du tout de ce protocole, destiné aux indigènes et à la langue du pays. On se contente d'y donner à l'empereur les qualifications et les titres qu'il recevait partout ailleurs dans l'empire. L'empereur ne prenait donc ou ne se laissait donner les attributs royaux que dans ses rapports avec

les mesures importantes. Toutes ces précautions politiques eurent bientôt pour efifet de faire du pacha le jouet des factions et de rendre l'autorité effective aux Mamelouks qui en avaient été dépossédés par la conquête ottomane.

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