Mommsen, IIlsl. rom. XI, p
les Égyptiens. Et même dans ces limites, les Césars refusèrent de se laisser décerner de leur vivant les honneurs elles attributs divins; ils se contentèrent d'être rois terrestres et ne poussèrent pas les concessions aux mœurs indigènes au point de se laisser adorer par leurs sujets égyptiens comme avaient fait les rois grecs K
Sauf sur ce point, Auguste et ses successeurs maintinrent, par ailleurs, intact, le système religieux des Égyptiens et n'essayèrent en aucune façon d'y porter la moindre atteinte. Leur politique religieuse est tolérante sinon protectrice en Egypte, à une époque où ils sévissaient cependant contre le culte et les cérémonies égyptiennes en Italie -. — C'était là pour les conquérants le plus sûr moyen de se concilier les indigènes. Les constructions;, achèvements ou réparations de temples élerés à des divinités égyptiennes, continuèrent donc de plus belle sous les empereurs et en leur nom de même que les dons et cadeaux royaux à ces mêmes divinités. — Auguste se contenta de nommer un Romain comme « grand prêtre d'Alexandrie et de toute l'Egypte » ^. Ce personnage était comme le grand pontife et le chef de tous les prêtres du pays. Il avait été sous les Lagides pris parmi les Grecs; les Romains ne pouvaient manquer de réserver cette dignité à un dos leurs, car la classe des prêtreS;, bien que fort déchue, conservait encore de l'ascendant sur la masse dévote et superstitieuse des Égj'ptiens '.