Voy. Dio Cass. LUI, 2 et passim
3. Cela résulte de l'inscription grecque qui nomme un (( Lucius Julius Severus, grand-prctre d'Alexandrie et de toute l'Egypte, directeur du Musée, conservateur des bibliothèques latine et grecque de Rome, précepteur d'IIadrien et secrétaire du même empereur. » C. I. Gr. o!)00. Cpr. C. I. L. III, 431. Kilo confirme en même temps le renseignement transmis par Strabon que le directeur de l'Aïadéniic d'.Vlexandrie était un prêtre, nommé par l'emp'^reur. Gcogr. XVII, p. 793.
4. Le grand-prétre d'Alexandrie ne diffère sans doute pas du prêtre
La langue grecque continua comme auparavant d'être la langue officielle comme le prouvent les monnaies et tous les documents officiels de l'époque romaine qui sont parvenus jusqu'à nous. Mais la langue et l'écriture indigènes ne furent pas proscrites. On s'en servait encore quand bon semblait. Il est vrai que les Égyptiens durent, comme par le passé, faire viser en grec les contrats et autres actes écrits en leur langue. — L'écriture hiéroglyphique dura vraisemblablement jusqu'au sixième siècle de l'ère chrétienne ^ ; mais l'usage des cartouches disparut plus tôt. Le dernier qu'on trouve est celui de l'empereur Dèce et date de l'an 250 ap. J.-G -.
On continua aussi de compter par années de règne de chaque prince. Mais ici Auguste introduisit du nouveau.
Jusqu'à la conquête romaine les Égyptiens, bien que connaissant l'année solaire de 365 jours, un quarts avaient continué de se servir dans leurs usages civils et religieux d'une année de 365 jours seulement, divisée en douze mois de trente jours chacun, auxquels on ajoutait cinq jours dits '( épagomènes» ou additionnels. — L'année civile rétrogradait ainsi sur l'année réelle d'un quart de jour et tous les quntre ans, d'un jour entier. Aussi le premier Thoth, jour initial de l'année égyptienne, était-il mobile ou variable; et pour cette raison l'appelai t-on l'année « vague ». Jules
d'Alexandre qui était éponyme dans les actes d'Alexandrie sous les Ptolémces. Voy. ci-après partie iv. chap. m. — Il ne faut pas, en tout cas, le prendre pour un sacerdos provincis, président de l'assemblée provinciale en Egypte, car il n'y eut pus d'assemblée de ce genre en Egypte pour la bonne l'aison que pendant les deux premiers siècles de l'empire, il n'y eut, abstraction faite de Naucratis et d'Antinoé, aucune cité autonome dans notre province. Voy. plus loin l'organisation des villes grecques.