Letronne, J. des sav. 1843, p. 464 et suiv
2. Voy. sur le cartouche d'Achillée et les causes pour lesquelles l'usage des cartouches disparut de bonne heure : Lenormant, Rev. Arch. fév 1810.
César avait réformé le calendrier romain en mettant à profit la science égyptienne '. Auguste voulut appliquer cette réforme en Egypte même, dans le pays qui l'avait suggérée et rendue possible. Sa réforme se borna à ajouter à l'année égyptienne un jour entier tous les quatre ans. Par cela même, elle cessa d'être vague et devint « fixe », c'est-à-dire qae son jour initial fut censé en correspondance perpétuelle avec celui de l'année solaire ou plutôt julienne. Toutefois, le premier jour de l'année fixe ne fut pas le 1" janvier comme dans le calendrier julien, mais le 29 août. Le sénat romain avait bien ordonné que le jour où Auguste s'était emparé d'Alexandrie, le 1" août de l'an 30, serait le commencement d'une nouvelle ère; mais on reporta en Egypte le début de l'ère provinciale égyptienne au 29 du même mois, jour où, par hasard, quelque temps après la conquête, l'année égyptienne prenait fin. Ce fut évidemment de l'aveu de l'emliercur ou par son ordre, que l'on fit commencer l'ère égyptienne ou alexandrine avec la nouvelle année égyptienne désurmais fixe-. On conserva du reste les anciennes dénominations des mois, leur division en trente jours et l'usage des épagomènes, à cette différence prés, que tous les quatre ans il y eut un sixième épagomène de plus. Pour le comput du règne des empereurs, on conserva l'usage égyptien qui considérait comme première année du nouveau régne, l'espace de temps qui restait, depuis la cessation du précédent, pour finir Fan-