Voy. entre autres Appian. Bell. civ. II
'2. \ vrai dire, l'ère alexandrine ne fut pas mise en viguour dès la première année de la conquête, mais sculeinont quelques anM(''es après; car en l'an 30, le premier Thoth tombait le trente-un août julien. Ce fut dans les années 25, 24, 23, 22 qu'il correspondit au vinprt-neuf août. La nouvelle ère fut donc mise en vigueur le plus tôt en 2.'i avant .I.-(l Ideler est cependant d'avis que la discordance est apparente et tient à une perturbation dans les Fastes juliennes ellesmêmes, mais que l'ère alexandrin(; a bien commencé quelques jours après la cunqui'-te. Apud Varies, dp Sfolji ,'V.q. p. 43.
née civile, fût-il seulement de quelques jours. De cette sorte, le premier Thoth qui suivait l'avènement d'un prince était compté comme le jour initial de sa seconde année de régnée — L'année civile fixe devint à partir d'Auguste l'année officielle en Égyjite, celle qu'on employait dans les actes publics. Elle fut l'origine de l'année financière employée plus tard dans tout l'empire, année qui commençait le 1" septembre et finissait le 31 août. Elle survit jusqu'à nos jours, telle qu'elle était autrefois, chez les Égyptiens restés chrétiens qu'on nomme vulgairement Coptes.
A part ces réformes d'ordre secondaire, Auguste n'introduisit dans l'administration égyptienne que les organes nouveaux tout à fait indispensables. Il délégua l'exercice du pouvoir royal à un préfet et lui adjoignit un. juridicus pour l'administration judiciaire. Mais il n'eut garde de confier l'administration d' Alexandrie à un conseil élu. Il connaissait trop les Alexandrins et leur caractère pour innover sur ce point-. Bien au contraire, il prit à leur égard une mesure dictée plutôt par une haine et une rancune personnelles contre la ville qui avait un moment disputé la suprématie du monde à Rome, que par une politique impartiale et bien entendue. — Il décida que les Alexandrins qui acquerraient le droit de cité romaine, n'auraient pas accès au sénat de Rome ^ En cela, sans doute, ils ne furent pas autrement traités que les citoyens originaires de la Gaule Chevelue ; mais cette assimilation constituait précisément un outrage pour les Alexandrins qui devaient s'estimer un peu plus civilisés que les Gaulois d'alors \ — En interdisant aux Alexan-
1. C'est pour cela que l'édit de Tib. Alexandre {G. I. Gr. 4957) est daté de la seconde année de Galba, bien que ce prince n'ait régné que quelques mois.