‹ Droit romainChapitre 62 sur 273 · Voy. ci-après les villes grecques · texte numérisé non relu

Voy. ci-après les villes grecques

4. Dion Gassius dit (LXXVI, 57) que Koïranos fut le premier des Égyptiens admis dans le sénat. Ailleurs (LI, 17), il rapporte que les membres du sénat d'Alexandrie furent pow la première fois inscrits dans le sénat romain sous Antonin, fils de Sévère. Koïranos a pu y être admis à un titre exceptionnel; tandis que sous Antonin il devint sans doute d'usage d'inscrire les principaux sénateurs d'Alexandrie parmi ceux de la capitale de l'empire.

RÈGLEMENTS D'ACrtUSTE. 63

Alexandrins devenus citoyens romains. Mais il avait fallu à ceux-ci attendre plus de deux siècles pour être relevés d'une incapacité qui avait cessé de frapper les citoyens originaires de la Gaule Chevelue dès le règne de l'empereur Claude *.

Une révolution autrement grave, semblerait-il, s'opéra sous le successeur de Sévère : l'extension du droit de cité à tous les pérégrins de l'empire. Les Égyptiens en bénéficièrent comme les autres ; mais purent-ils de même que les citoyens des autres provinces, de même que les Alexandrins, aspirer aux dignités et charges qui ouvraient l'accès au sénat romain? Eurent-ils un Jus civitatis complet ou bien amoindri, diminué du jus honorum ? — Dans une de ses Lettres estimées, Isidore de Péluse [370-450] écrit au préfet du prétoire, Rutin, « que la loi écarte les Égyptiens du commandement et de la magistrature (ao/vi) à cause de la cruauté de leur caractère, et qu'elle n'en écarte point les Gappadociens, bien que plus méchants encore; que les Égyptiens ont un préfet Gappadocien dont ils ont pu, par expérience, connaître le caractère et qu'il veuille, lui qui guide, par ses conseils, les décisions du prince, faire en sorte qu'un Gappadocien ne puisse, pour le moins, revêtir aucune magistrature en dehors de son propre pays. » Il était donc de règle à la fin du quatrième siècle que les Égyptiens ne pouvaient pas exercer un haut commandement ou une magistrature supposant la qualité de sénateur ou la conférant, telle (|ue le gouvernement d'une province de l'empire. Tel est le sens du mot apyn employé par le prêtre de Péluse, rapproché des expressions dont se servent les auteurs et les documents législatifs de l'époque pour désigner les fonctions locales '. Nous

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