‹ Droit romainChapitre 69 sur 273 · Voy. ci-après les villes grecques · texte numérisé non relu

Voy. ci-après les villes grecques

probable que ses habitants, après avoir adopté les mœurs et la civilisation grecques, se fondirent avec les Grecs pour ne former qu'un peuple '. Ni la politique d'Alexandre, ni celle des Lagides ne mettaient obstacle à une pareille fusion. Un culte commun, également mixte, le culte de Sérapis, qui est l'identification du Pluton grec avec l'Osiris égyptien, réunissait déjà les deux races par les liens les plus forts qui puissent lier les hommes vivant en société. L'assimilation de l'élément indigène dut se continuer par la suite des temps; car l'histoire, qui a conservé le souvenir des luttes sanglantes qui se produisaient fréquemment entre les Grecs Alexandrins et leurs concitoyens Juifs, ne mentionne rien de semblable entre les Alexandrins et les Égyptiens qui vivaient à côté d'eux. Elle témoigne indirectement du parfait accord qui ne cessa de régner entre ces deux derniers éléments -.

Josèphe déplore même, à sa façon, que la confusion des temps ait permis a un grand nombre d'Égyptiens de se faire recevoir citoyens d'Alexandrie parce que c'est sur eux qu'il fait retomber toutes les discordes qui existaient entre ses coreligionnaires et les Grecs ^ Les Égyptiens durent, en effet, fournir un fort contingent à la classe des citoyens grecs lorsqu'elle fut reconstituée à la suite du massacre qu'en fit Ptolémée Physcon jour ses fré(|uentes révoltes ''. — L'entrée des indigènes dans la classe des Alexandrins se continua sous les Romains par la seule vertu du temps qui tendait à rendre uniforme la condition des uns et des autres, abstraction faite de l'influence égalisatrice du Christianisme.

Ces Alexandrins, qui étaient donc de sang mêlé, se distinguèrent, parmi tous les autres citoyens des grandes vil-

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