Ap. Mommsen, Ilis. 7-om. XI, p
3. On trouve quelques-uns coninie le malfaisant, le venin/, le Joueur fie flûte. Ils appelaient « polychronios », celui qui vil trop, le ministre qui les fali^'uait par la durée de son pouvoir. Voy. Alexandrie et les Alexand. s. les Plolém., Rev. Rritanniq. an. 18H, p. u-2i.
4. Suet.. Vcspas. c. 19. Vopisc in Satui-n. 8. Hérodicn ('», Ij. 16) dit au sujet de ("Garacalla : c On mandait à Antonin lorsqu'il était à Home, pendant la vie et depuis la mort de son. frère, que les Alexan-
plus souvent aux Préfets qu'ils voyaient tout près d'eux K Que ce fût contre les uns ou les autres^, ils ne se gênaient pas pour tout dire publiquement, pour tout mettre en chansons qui couraient les rues, dùt-il leur en coûter cher. Tandis que Vespasien se contenta, en efTet, d'ajouter aux taxes de chacun d'eux six oboles parce qu'ils lui avaient crié qu'il percevait sur eux six oboles de trop -, qu'Hadrien se contenta en retour de tout ce qu'ils avaient débité sur lui, sur Vérus et sur Antinous, de leur faire un mauvais souhait, Garacalla se vengea autrement. Il vint chez eux en ami et, pendant que la foule lui faisait des ovations, il lâcha sur elle ses soldats qui en firent un horrible massacre ^
Ces effrontés citadins qui jouissaient en fait d'une liberté qu'on ne leur marchandait pas et d'avantages matériels sans pareils, étaient, malgré cela, moins bien partagés que ceux d'aucune autre grande ville de l'antiquité gréco- romaine sous le rapport des droits politiques proprement dits. Il est vrai qu'ils formèrent sous les Ptolémées la classe dirigeante en Egypte, — et que les Romains, qui maintinrent le statu quo ante, leur conservèrent ce rang élevé ■*; mais leur ville n'eut pas d'autonomie, et eux n'eu-
drins faisaient souvent sur lui des railleries. Ils sont naturellement moqueurs, attrapent merveilleusement le ridicule des gens; leur langue n'épargne pas même les puissants et souvent, quand ils ne pensent qu'à rire, ils pi(juent au vif ceux qui sont l'objet de leurs bons mots... Ils parlaient avec trop de liberté de la mort de Géta, donnaient à Julie, mère de ces deux, princes (Antonio et Géta), le nom de Jocaste, et se moquaient d'Antonin qui, avec sa petite taille, s'avisait d'imiter Achille et Alexandre. » Ils qualifiaient Alexandre Sévère de Syrien, grand-prétre, grand-rabbin. Lamprid. in vita Alex. Sev., 28.
1. Sénèque, Consol. ad llelv., 17 dit de l'Egypte ; « Loquax etingeniosa in contumelias priefectoruui provincia, in qua eliam qui vita verunt culpam, non effugerunt infamiam. n