‹ Droit romainChapitre 74 sur 273 · Voy. ci-après, partie m, chap. iv · texte numérisé non relu

Voy. ci-après, partie m, chap. iv

Tels sont les privilèges que nous connaissons. Dire que les Alexandrins continuèrent sous les Romains de fournir à l'exclusion des indigènes les fonctionnaires de second ordre ' : cela nous semble démenti par les faits -. Et c'est vraiment leur faire trop d'honneur que de formuler d'un mot leur situation vis-à-vis des indigènes, en la comparant à celle des Anglais d'aujourd'hui vis-à-vis des Indiens \ A moins que la différence de niveau physique et moral fût autrement que ce qu'elle est entre un Anglo-Saxon et un Hindou, un t^A parallèle n'est pas possible. — Le rapport est encore plus faussé par ceux qui nous représentent les Égyptiens traités par les Grecs à peu près comme les Mexicains l'ont été par les Espagnols \ Car rien ne ressemble moins à la manière barbare dont se conduisirent les conquérants espagnols à l'égard des indigènes du Mexique, rien ne ressemble moins à la différence qui existait entre leurs civilisations respectives, que la conduite des conquérants grecs et romains à l'égard des Égyptiens, que leur politique de tolérance et déménagements continuels, que l'état florissant du peuple égyptien pendant la période gréco-romaine. Voyons quelle était la condition des Égyptiens pendant cette période.

1. Sic, Mommsen, Hist. rom. XI, p. 167. Gpr. da même, Dr. pub. rom. dans le Man. des Antiq. rom. Yl, p. 393.

2. Voy. plus loia (stratég.). A eu croire Mommsen, Hist. ib'id. p. ITii (' d'après la constitution établie par les conquérants macé doniens, amun Égyptien de naissance ne pouvait exercer de fonction publique, ni s'élever dans la carrière militaire. » Nous opposons, comme un démenti à cette théorie, les requêtes inscrites aux papyrus 4, 5 et 6 de Turin qui sont adressées à Phommutis, parent du roi, épistratege et stratège. Comme on le voit, ce personnage, certainement égyptien, occupait un rang très élevé dans la hiérarciiie civile et militaire. Cpr. Polybe, XXXI, 20. 0. 7. Nous pensons plutôt avec Kuhn, II, p. 46.5, qu'il n'existait aucune cause d'exclusion pour les Égyptiens sous It^s Ptolémées comme sous les Romains.

Page 1