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Comme les Alexandrins du reste

5. « Erubescit apiid eos si quis non, infiliando tributa, plurimas in corpore vibicos ostendat. >» Am. Marcell. /. /.

point Ammien quand il dit ' que les Égyptiens sont d'une patience extraordinaire à la souffrance et qu'un Égyptien meurt à la torture plutôt que de déceler son secret. Juvénal enfin, pour ne citer que celui-là, les qualifie quelque part d'« imbelle ci inutile vulgus- », et les écrivains grecs et latins ne se font pas faute de les traiter de Barbares ^

Jusqu'ici rien que de défavorable dans ces témoignages, il est vrai, peu nombreux. — Parmi les modernes quelques auteurs ont mieux fait la part des choses ■*, et ils la feront mieux encore lorsqu'ils prendront suffisamment en considération ce fait certain dans l'histoire ancienne ou moderne, mais surtout ancienne, que la plupart des écrivains ont une tendance naturelle à mépriser et à dénigrer tout ce qui n'est pas de leur race et de leur civilisation. Pour juger des Égyptiens et de la civilisation égyptienne, il ne suffît donc pas de se référer à ce qu'en ont dit des étrangers, des ennemis; il faut aussi s'adresser aux sources nationales elles-mêmes pour contrôler, rectifier et compléter les témoignages et les renseignements transmis par les étrangers. — Tout compte fait, il faut reconnaître qu'Égyptiens et Grecs ne valaient pas plus les uns que les autres pour la corruption des mœurs et les aberrations religieuses; mais que, pour l'énergie et l'aptitude aux choses de la guerre, les Égyptiens étaient bien inférieurs aux Grecs. Ils valaient encore moins comme unités individuelles dans l'or.iianisme social et politique. A cela rien d'étonnant puisqu'ils n'avaient jamais connu la liberté. Le jour où les Égyptiens cessèrent d'être dominés par une théocratie intéressée à les maintenir en enfance, ils se virent courbés sous le joug de l'étranger. — C'est à cette servitude ininterrompue qu'il faut attribuer la bassesse et la fourberie qui déparait leur caractère. Il va sans dire

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