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Voy. ci-après la liste des préfets

84 DEUXIÈME l'ARTIE. — CHAPITRE III.

de famine. Tel fut le changement opéré par une administration sage et vigilante. — Plus tard, sous Néron, nous voyons les habitants de Busiris, près des Grandes Pyramides ', rendre, dans un décret, hommage au préfet Balbillus de l'état prospère dans lequel se trouvait l'Egypte, grâce à l'abondance des eaux du Nil ^-. — Au troisième siècle enfin, l'empereur Probus se signala par de grands travaux dans la vallée du Nil, travaux qui eurent les plus heureuses conséquences K Disons, toutefois, que c'est dans cette période que disparut le lac Mœris sans que l'on sache si c'est à la suite d'un événement de la nature ou d'une simple incurie du gouvernement romain ^•

Les médailles frappées en Egypte, cà l'époque impériale, attestent que, sauf quelques années sous Trajan, une abondance presque ininterrompue ne cessa d'y régner grâce à de bonnes inondations et à la paix intérieure et extérieure dont jouit cette province pendant les deux premiers siècles de l'empire. On y voit paraître '' tantôt la fécondité elle-même sous la forme d'une tète de femme couronnée d'épis ou dune femme couchée tenant une corne d'abondance, tantôt le Nil, père de la fécondité, sous les traits d'un homme barbu, entouré de petits enfants, représentant le nombre de coudées nécessaire pour une bonne

\. Letroiine, Rec. des tjiscr. gr. et lut. d'Ég. II, n. 327.

2. Les documents mentionnent aussi un Tatianus auquel l'Egypte serait redevable de travaux hydrauliques. Voy. Excerpta Barbari dans le Thesaur. tempor. de Scaliger, 2« édit. Cf. Chroniq. de Jean de Nikiou, J. Asktliq., 1818, p. 264, cités par Lunibroso, VEgitlo, p. 21.

3. VitaProbl, c. 9 (( ... In Nilo autem multa fecit ut vectigal frumentarium solus adjuverit : ora lluminuin multa patefecit, paludes plerasque siccavit, atque in his segetes agrosque constituit. « — Mommsen, Uhl. rom. XI, p. 189 évalue l'étendue des terres cultivables, pour l'époque romaine, à 39000 kilom. car., tandis qu'elle ne serait aujourd'hui que de 28000 kilom. car. — Yoy. parmi les lois protectrices de l'agriculture égyptienne qui sont restées, le fr. 10, D. 47, 11 d'Ulpien.

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