‹ Droit romainChapitre 97 sur 273 · Letronne, Recti. p. 'lùià · texte numérisé non relu

Letronne, Recti. p. 'lùià

2. Strab. Geogr. XVII, c 1 passim. Philo in Flaccum. Joseph. Bell. Jud. II, 18, 7.

3. Ainsi Philon in Flacc. c. 1 l'appelle ; èirupoTio;, ce qui signifie procurator; Dion Cassius : âp/wv; Arrien, III, 5 : -jTtapxo;; Josèphe, Ant. Jud. XIX, 5, - : tîinap/u)v. Presque toujours, à moius que le sens lie soit pas douteux, cos divers qualificatifs sont accompagnés du. complément tt,; A'-yy^TToy qui indique leur portée. Cf. Letronne, Rech. p. 266; Rudortr, Rhein. Mus. 1828, Vas Edict. des Tib. Jul. Âlexander, I 5; Varges, de statu ^gypti prov. rom. p. 27; Frauz, introd. ad inscr. Mg. C. I. Gr. III, p. 30'J.

Josèphe (Bell. Jud. II, 18, 7; Ant. Jud. XIX, 3, 2), Eusébe (//. eccl. VI, 'ij l'appellent aussi préfet d'Alexandrie, préfet de la Ville, et plus complétouient, pr.;fet d'Alexandrie et de l'Egypte. Voy. Joseph. Bell. Jud. IV, 10, 6. Euseb. ibid. VI, 2 et Philon, /. l. Cf. Kuhn, II, p. 475. Ces dénominations sont particulièrement significatives ; elles mettent en pleine lumière l'importance administrative d'Alexandrie.

4. Voy. ci-dessus p. 52. Momms. Hist. rom. XI, p. 172. Ce qui est bien propre à donner une idée de la mesure des pouvoirs octroyés aux préfets de l'Egypte comparés à ceux des proconsuls eux-mêmes, c'est le passage où Spartien raconte que l'empereur Hadrien, appelé sur le Danube, mais s'étant vu obligé de rentrer à liome, confia la Dacie à Marcius Turbon, à titre de préfecture égyptienne, afin qu'il '.'lit plus de pouvoir. In viia lladriani, c. 7.

chait, en effet, celui de vice-roi. Strabon en est témoin quand il écrit que les préfets d'Egypte ont rang de rois *. Après lui, Tacite n'est pas moins formel : « .Egyptum, équités romani obtinent loco regum -. » D'autres écrivains classiques nous montrent les préfets accomplissant, à la place de l'empereur absent^, les actes qui revenaient au roi dans le système politico-religieux des Égyptiens. C'est ainsi que la religion leur prescrivait, de même qu'aux anciens rois, de ne pas naviguer sur le Nil pendant qu'il grossissait ^ : et, lors de la pleine crue, ils devaient jeter dans les nouvelles eaux des présents en or, tandis que les prêtres en offraient de moins précieux ^.

A l'apparat, au rôle décoratif, les gouverneurs romains joignaient, aux yeux des Égyptiens, le pouvoir illimité, de source divine, des Pharaons et des Ptolèmées. Leur action, ne rencontrant légalement aucun obstacle, pouvait pénétrer jusqu'à la vie la plus intime des individus. Elle était immédiate, directe \ Nous voulons dire que l'Egypte, à la différence des autres pays du monde grécoromain, ne connaissait pas, sauf de rares exceptions, ces corps municipaux qui représentaient à l'égard du pouvoir central les sujets pris isolément, et auxquels revenait

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