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Sans contredire absolument l'exactitude de ce point de vue, nous ne croyons pas qu'il ait été la préoccupation dominante du législateur, dont le véritable but, en exigeant ce premier versement, a été d’écarter des sociétés ces actionnaires, coureurs de primes, qui ne songent en souscrivant qu'à se procurer un bénéfice par la revente de leurs titres. L'influence de cette idée se manifeste dans la rédaction même du texte de l’article 1% : « chaque actionnaire verse le quart au moins du montant de son action. » Si l’on n'avait songé qu'à réunir immédiatement quelques capitaux, pour constituer un premier fonds de roulement, il aurait suffi que le quart du capital fût versé, sans imposer, personnellement à chaque actionnaire , de contribuer pour une part à la formation de ce premier capital! La loi ne permet-elle pas d’ailleurs des sociétés par actions, ne comprenant que des apports en nature et qui se constituent donc valablement sans aucun fonds de roulement?
Ce versement accompagne en général la souscription. Il y a là une mesure de précaution, adoptée dans presque tous les statuts et destinée à éviter les difficultés qui se produiraient souvent, si le premier quart n’était demandé qu'au dernier moment, après que la souscription a été close, et quand la société va être déclarée constituée. Il suffirait alors, en effet, du mauvais vouloir de quelques souscripteurs refusant d'opérer leur versement, pour obliger les fondateurs à ouvrir de nouveau la souscription, après qu’elle a été déclarée close, à recommencer des démarches, des frais, et pour retarder le moment où la