‹ Droit romain de l'inaliénabilité primitive des terres à Rome et du droit de chasse et de sa cessionChapitre 15 sur 56 · LES GERMAINS · texte numérisé non relu

LES GERMAINS

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He

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Les Germains sont les derniers venus dans l'Europe Occidentale. C’est un peuple très intéressant à étudier; car, lorsqu'ils apparaissent dans l’histoire, ils ont conservé leurs mœurs primitives. — Leurs ancêtres, comme ceux des Gaulois, des Romains, des Grecs, faisaient partie de la grande race Indo-

Européenne. On retrouve chez tous même fond de croyances, de pensée, de langage, et mêmes institutions. Mais, tandis que chez les autres peuples, le progrès avait été rapide,les Germains se trouvaient, au début de l’ère chrétienne, à peu près au même degré de civilisation que les autres races de la souche Aryenne dix siècles auparavant (1). On peut donc, en Germanie, saisir sur le vif toutes les règles, tous les usages de la propriété collective et ses diverses transformations, dont on ne trouve ailleurs que des vestiges ou des survivances. Ce que nous sommes obligés de reconstituer par induction chez les Grecs, chez les Romains, on peut l’étudier directement chez les Germains, confirmation précieuse de la théorie générale de l’évolution de la propriété que nous avons exposée plus haut.

Les Germains furent d’abord un peuple pasteur et nomade (2). Mais, au moment où nous les voyons apparaitre dans l’histoire, ils ont abandonné la vie errante. Il est vrai que Strabon (3) nous dit qu'ils ne connaissent pas l’agriculture, qu'ils vivent uniquement du produit de leurs troupeaux, campant tantôt dans un endroit, tantôt dans un autre, et qu'ils emportent sur leurs chariots tout ce qu'ils possèdent. Mais Strabon prête gratuitement à toute la

(1) Fusrec pe Courances. Histoire des Instilulions poliliques de l’ancienne France, t. I, Liv. II, ch. I, p. 255.

(2) LAVELEYE, Op. cit., p. 72. — LEHUÉRON, Op. cit., p. 43. (3) Srrauon. Geographica, liv. VII, ch. I, 2 3, éd. Didot, p. 241.

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