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partie de la catégorie des colont liberi ou de celle des coloni servi, adscriptitii et tributarii: en principe, il est, dans la législation romaine, un trait-d’union entre le citoyen qui avait la plénitude de ses droits et l’esclave qui n’en avait pas.
Les auteurs qui envisagent le Colonat comme conséquence d’une révolution administrative et non comme une question d’esclavage ou de liberté, s’appuient sur le silence des Institutes. Si le Colonat tenait au droit civil, comment, dit-on, Justinien laurait-il oublié dans sa division des personnes en hommes libres et en esclaves? A cette objection, il nous paraît facile de répondre que les [nslitutes ne parlent pas du Colonat, par la raison que leurs rédacteurs ont ici encore trop servilement suivi Gaïus, leur modèle, lequel ne connaissait point notre institution.
— La législation sur le Colonat porte empreinte de deux points de vue différents : tandis que la loi protège le colon dans sa personne en défendant qu’on le détache de la terre ou qu’on lui applique des châtiments corporels trop rigoureux, — dans sa famille, en ordonnant de ne jamais en séparer les membres, — dans ses biens, en prohibant l’aggravation du taux de la redevance, elle fait, d’autre part, racheter durement par le colon ces dispositions protectrices : tout lesprit de ses mesures tend à river, pour ainsi dire, Le colon au sol : l’armée et les honneurs lui sont fermés, des peines sévères viennent l’atteindre lorsqu'il essaye de sortir des limites du domaine qu’il défriche et où, comme l’arbre qui y pousse, il doit naître, vivre et mourir.
— Une personne considérée au point de vue juridique a des droits et des obligations. Gette idée nous fournit la division naturelle de l’étude sur la condition du colon dans la société. Mais, au début de ces pages, il convient de rappeler que les individus qui composaient le Colonat étaient tous plébéiens, c’est à dire appartenaient à cette classe de la population romaine qui, à cause de son origine, de sa pauvreté, de son contact permanent avec les esclaves se trouvait à la merci des
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riches ; en outre, comme nous l’avons exprimé précédemment, la loi était souvent impuissante à faire observer les mesures de protection qu’elle avait édictées en faveur des colons.