‹ Droit romain du colonatChapitre 19 sur 62 · A TRE · texte numérisé non relu

A TRE

aucune garantie contre la multiplicité de ces aliénations par les propriétaires : ceux-ci, passant un acte à titre onéreux, auraient retrouvé dans le prix payé la valeur du colon aliéné; au contraire, l’affranchissement du colon imposant au propriétaire un sacrifice sans compensation, rencontrait des limites dans l'intérêt même des maitres. Enfin, une lettre de Sidoine Appollinaire, auteur appartenant à la seconde moitié du Ve: siècle, prouvesuffisamment, à défautde textelégislatif, que l’affranchissement du colon se pratiquail. L’Évêque écrit à son ami Pudens, pour se plaindre qu’un colon de cet ami, a enlevé une fille de condition libre : Je lui pardonnerai, dit-il, si de maître tu deviens son patron et dégages le ravisseur du colonat. Quant à la femme elle est déjà libre. Elle ne paraîtra plus avoir subi Poutrage d’un enlèvement, mais avoir être prise en mariage, si notre coupable, pour qui tu intercèdes, de tributaire devient clientetperdsa qualité de colon, pour acquérir celle de plébéien. (Si stupratorem pro domino jam patronus, originali solvas inquilinatu. Mulier autem illa jam libera est. Quæ tum demum videbitur non ludibrio addicta, sed assumpta conjugio, si reus noster, pro quo precaris, mox cliens factus e tributario, plebeiam potius incipiat habere personam, quam colonariam. — Épisr. V, 19.)

Der,

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