CONCLUSION
Parvenus à la fin de notre tâche, il nous semble utile de donner une appréciation d’ensemble sur l'institution du colonat : nous ne pouvons mieux faire pour cela que de reproduire, en les modifiant quelque peu, les idées de Serrigny (Dr. public Romain, X, p. 425).
Au point de vue économique et politique, le colonat fut une erreur : l’histoire même de l’agriculture dans le monde romain estlà pour le prouver. A la loi économique de la liberté du choix des professions, les Empereurs voulurent substituer Paffectation forcée des agriculteurs au sol, dans l’espérance que ceux-ci, ne pouvant plus s’en éloigner, le rendraient plus fertile : ils se trompaient. L’homme n’a pas besoin d’être contraint à cultiver la terre pour s’y attacher : il lui suffit d’être libre de le faire et d’être assuré que le produit de son travail ne lui sera pas totalement enlevé sous la forme d’impôts et autrement. En politique et en économie sociales, il n’y a de féconds que la liberté et le travail libre.
Si l’on considère le colonat au point de vue de la loi du progrès, on ne peut nier qu’il ait contribué à l’avancement du genre humain, en ce qu’il fut l’une des causes qui tendirent
Det Mono plus tard à amener la transformation de la servitude personnelle en servitude réelle, et qu’il devint ainsi un instrument de fusion pour les différentes catégories de personnes appartenant aux classes inférieures.