‹ Droit Romain: Du Développement Parallèle de la Représentation dans les Instances Judiciaires et dans les Actes Juridiques Économie Politique de la Contraction Monétaire et de ses ConséquencesChapitre 37 sur 47 · EUR · texte numérisé non relu

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périodes de baisse, une très réelle diminution de prix, en les comparant avec les chiffres de statistiques remontant à dix ou quinze ans auparavant. Le plus souvent, les prix sunt restés stationnaires, Cela n'en constitue pas moins une preüve de misère, car la production métallurgique qui, tous les ans, augmente la somme de monnaie répandue dans le monde, devrait logiquement amener uñe haüsse lente mais continue des prix. Plus ün peuple s'enrichit et plus les prix montent, c’est un signe de prospérité.

La baisse des prix est enfin souvent amenée par la raréfaction de la monnaie.

Lorsqu'une marchandise est peu abondante sur le marché et que la demande en est considérable, la valeur de cette denrée augmente en raison inverse de son insuffisance. Il en est de même pour la monnaie, marchandise toujours et partout demandée. Lorsque, par suite de circonstances fortuites, la quantité de monnaie répandue sur tous les marchés du globe n’est pas assez grande pour répondre aux besoins du commerce, le numéraire augmente de valeur, ét, par une conséquence logique, les prix baissent, Cette pénurie de numéraire est amenée par le ralentissement de la production métallurgique, par une accélération subite et imprévue des échanges, ou enfin par la démonétisation d’un métal dans un ou plusieurs grands pays. Une semblable démonétisation, en effet, a pour effet de déprécier le métal proscrit sur tous les marchés du monde. Même dans les pays qui lui garderont son rôle de monnaie, il passera au second plan s'ils sont bimétallistes, et ne fonctionnera plus guère que comme monnaie d'appoint, impropre au commerce avec les prin-

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Cipaux pays étrangers. Les échanges internationaux avec les pays démonétiseurs n’ont donc, comme intermédiaire unique, que la monnaie qu’ils ont adoptée comme étalon. Mais ce numétaire est nécessairement insuffisant, il aug mente, par conséquent, de valeur, les prix baissent, tandis que le métal condamné se déprétie, et perd de plus en plus son rôle monétaire. On le voit done, la baisse des prix et la contraction monétaire peuvent être amenées, sans qu'il y ait diminution de la production métallique, par la simple démonétisation d’un seul métal. Il perd alors son caractère de monnaie internationale et là somme des instruments d’échangé se trouve ainsi restreinte.

Le xix° siècle a subi deux grandes crises amenées par ces démonétisations intempestives. La première a sa source dans l'adoption de l’étalon d’or par l'Angleterre en 1817, la seconde a été déchaînée sur le monde par la maladroite démonétisation allemande de 1873, et nous en subissons encore, à l'heure actuelle, les conséquences désastreuses.

Nous étudierons successivement ces deux crises célé bres, dont les causes sont relativement peu connues, surtout en ce qui concerne la première. C’est elle que nous éxaminerons d’abord.

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Au cours des grandes guerres de la Révolution et de l’Empire, et pour faire face aux effroyables dépenses occa-

sionnées par sa lutte contre la France, l’Angleterre dut avoir recours au papier-monnaie.

Après 4815, l'opinion demandant à grands cris le rétablissement de la circulation métallique, et les économistes anglais soutenant la supériorité de l’étalon d’or unique, le gouvernement de la Grande-Bretagne résolut de retirer peu à peu le papier-monnaie déprécié et de fe remplacer par de l’or, désormais seule monnaie du royaume.

En vue d’exécuter ce plan, la place de Londres mit tous ses moyens en action pour attirer l’or chez elle. Dès 1817, la Banque put reprendre ses paiements. Mais, il était trop tôt, le stock d’or n’était pas encore suffisant, et l’on dut les suspendre de nouveau en 1818. Le drainage du métal jaune continua, opéré par l'Angleterre sur tous les marchés du monde, et sa supériorité économique était si prononcée, qu’en 1821, lorsque la Banque reprit définitivement ses paiements, le stock d’or amassé dans ses caves s'élevait à la somme colossale de 11.900.000 liv. st. On conçoit combien la réunion d’un pareil trésor avait appauvri le reste du monde. L'or, absorbé par Londres, manquait, et pour comble d’infortune, l'argent était également insuffisant.

À cette même époque, l'Amérique du Sud était ensanglantée par les guerres de l'indépendance des colonies espagnoles. Les riches mines d’argent de ces contrées furent en partie abandonnées et leur rendement annuel diminua. De 894.150 kilogrammes d'argent produits annuellement, pendant la période de 1801 à 1810, on tomba à 460.590 kilogrammes, extraits chaque année, de 1821 à 1830.

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