Juvénal. VIII. v. 47 et suiv
2. L. 7. § 8. IX II ad legem Aquil.^ L. 13. § 3. Dig. XIX. II hc.
donc traités d'une noanière différente. Il y a, d'autre part, des services d'un ordre tout à fait vulgaire, tels que ceux des nourrices, qui ne peuvent pas non plus être loués (1), tandis qu'un peintre, fût-il un artiste de plus haut mérite, loue très régulièrement les si 3ns (2). Il y a même des services qui, par leur analogie avec d'autres, devraient être traités de la même manière, tels que ceux dos exceptores et des libuariiy et cependant, il n'en est rien. Un ^xc^pf or ou secrétaire reçoit une merces pour des travaux dont Texécution demande autant d'intelligence que ceux exercés par les librarii, sortes de greffiers d'un ordre inférieur chargés de rédiger des actes pour les particuliers (3).
En résumé, les textes ne nous donne aucune règle qui nous permette de distinguer a priori, les faits qui peuvent faire l'ohjet du louage de ceux (]ui ne le peuvent pas (4) ;
cond. — Si nous coQsidéroos les faits en eux-mêmes, cette distinction des textes nous paraît choquante, car les professions de médecin ou de professeur ne perdent rien de leur noblesse quelle que soit la personne qui les exerce. Au contraire, si nous nous plaçons au point de vue des personnes, cette distinction nous apparaît comme une application naturelle des principes. Pour un Romain, un esclave est une chose de plus ou moins de valeur suivant le proQt qu'il en retire, et il ne considérait pas uniquement le médecin ou le professeur, abstraction faite de l'esclave. On donnait en location un esclave professeur comme un esclave laboureur ou muletier, afln qu'il fournît des services d'un genre particulier, mais l'opération était toujours la même, la merces exigée était seulement plus élevée dans un cas que dans l'autre. ^