Desgodet, revu par Goupi, p. 580, n* iO
les travaux qu'ils auraient mal exéeulés. Ils devraieul mênie, surtout s'ils étaient de mauvaise foi, être condamnés à payer des dommages intérêts à l'entrepreneur qui les emploie à raison du retard occasionné par leur ignorance ou leur mauvaise volonté*
Transmissibilité du droit du propriétaire et de f o6/tgcUion de garantie de$ architectes et entrepreneurs. — Le droit de recours que le propriétaire a contre ses constructeurs est transmissible à ses héritiers et successeurs universels qui pourront agir soit contre l'architecte ou l'entrepre^ neur, soit contre leurs héritiers et successeurs universels.
On s'est demandé si le droit du propriétaire était aussi transmissible à ses ayant-cause à titre particulier, à son acheteur, par exemple, ou, en d'autres termes, si l'acheteur de l'immeuble bâti, en cas de perle survenue dans les dix ans de sa construction, pourra agir directement contre le constructeur?
En faveur de la négative, on fait valoir cette raison que la vente d'un immeuble n'emporte pas de plein droit la cession des obligations personnelles existant au profit du vendeur et relativesàTimmeuble vendu. Plusieurs arrêts ont, en effet, décidé que l'action en dommages-intérêts pour un fait antérieur à la vente ne peut être exercée par l'acquéreur que si le droit lui en est expressément conféré par le contrat (i).