DEUXIÈME PARTIE
De l’irrigation.
L’irrigation apporte au sol l’eau qui lui manque : c’est l’agent le plus actif et le plus essentiel de l’industrie agricole. L’utilité, la nécessité même des irrigations est incontestable. Les études agronomiques, les données de la statistique, les résultats obtenus dans les pays étrangers, ont surabondamment démontré de quelle importance pouvait être, pour la production d’un pays, un bon système d’irrigation. « Une loi générale et complète sur les irrigations serait une grande œuvre ; elle demanderait un ensemble de dispositions qui en feraient un véritable code et un code assez étendu » {Rapport de Dalloz sur la loi du 29 avril 1845). Ce n’est qu’en 1845 que notre législateur a manifesté la pensée d’innover en pareille matière. Jusque-là le Code civil a contenu toute notre législation, c’est-à-dire quelques dispositions fort incomplètes sur l’irrigation.
De là deux périodes bien distinctes dans notre législa-
tion en cette matière : 1° celle du Code civil (art. 644, 645); 2° celle des lois spéciales postérieures (loi 29 avril 1845; loi 11 juillet 1847, etc...).