II. — ERREUR NON ESSENTIELLE
Ce que nous devons examiner maintenant, c’est au contraire le cas où nous rencontrons l’erreur dans un contrat qui réunit toutes les conditions essentielles à sa validité, et en particulier le consentement. Nous avons appelé erreur non essentielle ou concomitans celle qui laisse subsister le contrat parce qu’elle ne porte pas atteinte à l’existence du consentement. Dans ces hypothèses dont nous avons trouvé des exemples en examinant à propos de l’erreur essentielle les différents cas d’erreur qui peuvent se présenter, la volonté n’a pas été viciée au point qu’elle doive être considérée comme absente. La volonté existe, le contrat s’est formé, mais il est bien certain que l’erreur n’a pas été sans exercer une