‹ Droit romainChapitre 9 sur 72 · Savigny, t. III, p. 299, note S · texte numérisé non relu

Savigny, t. III, p. 299, note S

« rans, tenetur ut aurum quod vendidit præstet. » Suivant certains interprètes, le mot aurichalcum désignerait un mélange de cuivre et de laiton sans aucune partie d’or. Cependant et malgré la décision d’Ulpien dans la loi 9, la vente de ce métal pris pour de l’or n’est pas déclarée nulle. La loi 45 semble dire le contraire de la loi 9. Il semble que la même hypothèse ne mène pas dans les deux cas à la même solution et que l’on ne puisse déclarer qu’il y a toujours nullité du contrat au cas de ce que nous avons appelé erreur substantielle.

On a essayé d’expliquer la loi 45 de differentes manières. L’interprétation d’Averanius (1) consiste à supposer que le vendeur avait deux vases qu’il considérait comme étant d’or, l’un d’eux était d 'aurichalcum et c’est celui-là qu’il a livré. Or les deux parties avaient en vue un vase d’or in genere , l’objet de la vente était un genre, voilà pourquoi la vente est valable et le vendeur est tenu de livrer le vase d’or.

A cette explication un peu subtile, M. de Savigny (2) a substitué une explication historique qui n’est pas beaucoup plus satisfaisante : l’opinion de Labéon rapportée dans la loi 45 se réfère à l’ancienne doctrine qui, probablement, n’admettait pas la nullité de la vente pour erreur sur la qualité substantielle.

Il nous semble qu’une explication plus plausible (3) peut être donnée si l’on considère que la deuxième espèce prévue par la loi 45 se rapporte comme la première à un

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