LÉGISLATIF
C'est d'abord du parlement d'Angleterre qu'il Convient de s'occuper ici : < Le parlement, dit ^^rd Coke, est la plus haute, la plus honorable ^t la plus absolue cour de judicature d'Angleterre ; elle comprend le roi, les lords du par- -^^ment et les communes. En outre les lords ^cnt divisés en deux classes, les lords spirituels et temporels; et les communes sont divisées en trois parts, à savoir en chevaliers des shir^es et des comtés, en citoyens pris dans les cités, et en bourgeois pris dans les bourgs qui, tous, ont leurs voix et suffrages dans le parlement. Des membres de cette cour quelques-uns le sont
par héritage comme les anciens nobles, d'auti par création comme les pairs nouvellemeniT * nommés, d'autres par succession comme les^ évoques, quelques-uns par élection comme les ' chevaliers, les citoyens et les bourgeois. >
Voilà donc le parlement, comme il était compris et défini par un des plus grands jurisconsultes de la première partie du xvii® siècle.
Depuis lors les choses ont fait bien du chemin, et la chambre des communes en est venue peu à peu à représenter plus directement le peuple ; elle a été de plus en plus considérée comme ayant sous sa sauvegarde les intérêts généraux du pays, la protection des droits et des libertés ; de telle sorte qu'il est devenu aussi de plus en plus fréquent dans la langue politique, d'opposer le pouvoir du peuple, représenté par la chambre des communes, au pouvoir des chefs de l'aristocratie établis dans la chambre des lords, et au pouvoir du roi d'origine féodale et absolue. Rien d'étonnant a ce que les choses se soient passées de la sorte. En effet, il est évident que les trois pouvoirs qui forment le suprême corps de judicature désigné sous le nom