‹ Droits et libertés aux États-Unis :leurs origines et leurs progrèsChapitre 78 sur 94 · Souvenirs, vol. Il, p · texte numérisé non relu

Souvenirs, vol. Il, p

bles, imprescriptibles ; ils appartiennent à chacun ; chaque citoyen les a reçus en héritage de ses ancêtres qui les ont conquis pour lui, et il lui incombe de les maintenir. Sur ce terrain du droit absolu, il ne saurait y avoir ni compromis ni malentendu. Les droits du plus humble, du plus malheureux des sujets de la Reine, ceux du plus méprisable citoyen des Etats-Unis, sont les droits mêmes des nobles chefs de l'aristocratie britannique et des citoyens les plus respectés des Etats-Unis. A ce point de vue, il n'y a pas de société aristocratique, il n'y a pas de société démocratique ; le principe de la solidarité, pour se servir d'un mot moderne, est le fondement même des sociétés libres. Qu'il soit attaqué, et la société elle-même l'est; et, si ce principe périt, alors la société libre est morte.

On raconte que lord Brougham montrant les tribunaux anglaisàM. Berryer,luidit:< Je vous ai fait voir le parlement, les ministres : eh bien, je n'ai que ceci à ajouter: tout ce que je vous ai montré n'est en place, que pour arriver à grouper dans ce réduit ces douze individus, > et il lui montrait un jury entendant une affaire.

Explication qui serait d'une exactitude parfa ^^^ si Henry Brougham eût dit : Toutes nos instit:^^" tiens politiques ont eu pour objet d'assurer ^^ liberté et les droits du sujet anglais, et cet —te liberté et ces droits tomberaient dans le néan ^^t, si l'ensemble des institutions criminelles qu' ^i nous a fallu cinq ou six cents ans pour établi] n'était pas devenu inébranlable ; résultat acqui ^ maintenant, et auquel le maintien du jury ^ infiniment contribué.

Page 1