Constiiutional history of England^ vol. II ch. ix
2. 6 fév. \S\0 cité par M. Miiy, ibid. vol. II p. iSi — cet extrait est tiré des « Hansard debates » série XV% p. 341.
bien différent, un éminent jurisconsulte des Etats-Unis a parlé de la presse dans les termes suivants :
€ Par l'intermédiaire de la presse quotidienne et par le moyen du télégraphe électrique, ce qui se passe dans le monde entier; les débats des principales assemblées délibérantes, les événements militaires, les triomphes delà paix, les convulsions du monde physique et celles du monde moral et intellectuel, sont portés à la connaissance de chaque lecteur, en grande partie avant la fin du jour où ces événements se sont produits. Plus encore! dans ce même espace de temps, les actes et les paroles des hommes publics sont devenus propriété publique. Chaque parti a ses organes périodiques ; chaque nuance d'opinion sur les affaires politiques, religieuses, littéraires, industrielles ou financières, y est représentée! Chaque localité a sa presse pour défendre ses intérêts; et même les jours regardés comme fériés, ont des journaux spéciaux pour fournir les lectures qui y conviennent. Le journal est, en même temps, le moyen de communication entre elles de toutes les classes de la société ;
c'est par lui que le commerçant offre ses marchandises et ses produits. A mesure que son importance s'est ainsi accrue, que l'étendue et la variété des matières se sont développées, les exigences de la société se sont aussi accrues, et elles en sont venues au point que lediteur doit fournir chaque jour à ses lecteurs un résumé de tous les événements publics ou privés qui sont présumés devoir l'intéresser. Le journal est en même temps un des agents principaux de l'éducation du peuple >.
< Au sommet comme au bas de l'échelle de l'intelligence, on a recours à lui pour y trouver des informations. Il est lu par ceux qui ne lisent pas autre chose; et, d'autre part, les meilleurs esprits de notre temps en font l'instrument de leurs communications réciproques sur les sujets les plus élevés. En politique, c'est surtout lui qui instruit le peuple, et cependant on peut douter que le journal, en tant que journal, ait jamais agi sur la direction suivie par le droit coutumier et ait conduit à protéger l'éditeur *. >