A L’ACADÉMIE ROYALE DE MÉDECINE DE BELGIQUE
Messieurs ,
C’est en comptant sur votre indulgence que j’ose encore une fois m’adresser k vous; les circonstances m’y obligent.
Dans le courant du mois dernier , je me suis permis de vous faire connaître , que j’avais remarqué dans le rapport fait à l’Académie par M. Didot , sur l’appareil plâtré , inventé par moi , des appréciations et conclusions erronées dont il déduit des conséquences essentiellement préjudiciables à mon égard.
C’est k regret , Messieurs , que je reviens sur cet objet , d’autant plus que je crains , non sans fondement , d’abuser des moments pré- * cieux de l’Académie; mais sentant qu’il est devenu nécessaire et urgent de vous prier de bien vouloir fixer voire attention sur les conclusions du rapport de M. Didot, sur lesquelles vous êtes appelés à vous prononcer , j’espère , Messieurs , que vous daignerez excuser ma présente démarche.
Les conclusions du rapport de M. Didot , tendent k ce que l’Académie décide :
« 1° D’adresser des félicitations k MM. Mathysen et Van de Loo, pour » l’heureuse application qu’ils ont faite du plâtre k la thérapeutique:
» chirurgicale;
» 2° D’adresser des remercîments spéciaux k M. le docteur Van de Loo,
» pour le zèle et le désintéressement qu’il a montrés en se faisant;! » le propagateur de l’invention, qui lui doit d’utiles perfectionne- il » ments. »
Je ne puis me défendre de le dire, Messieurs, ces conclusions mci frappent et font naître en moi un sentiment pénible; je l'avoue, j’au- j| rais cru ne devoir jamais m’y attendre.