V. p. 422. « Rayon de l'Eternel, Astre clair flamhoyant
£spion de nature, ô Soleil tout-voyant, Atten, fay ferme vn peu, et n'arrache trop viste D'entre mes mains la tleur de la race Amor-
[rhite ».
p. 183. « Beam of th'Eternall, dayes bright Champion, Spiall of Nature, 0 all-seeing Sun, Stay, stand thou still, stand still in Gibeon; And thou 0 Moon, i'th vale of Ajalon T\\diii\x Amorites . . . . ». Etc.
Nous n'insisterons pas sur la façon dont Sylvester traduit des expressions telles que :
« Elle ne sentiroit recroistre douze fois les cor.^es de la
* , [Lune » CI) •
« And scarce could live a Tuelve rnonth.... ,, (2).
En tenant compte detoutesces traductions, de toutes ces annotations marginales, des explications que Sylvester lournit sur des mots peu usuels {corm^e plaid) des renvois à la Bible, de cette liste de mots difficiles qu 11 crut devoir dresser pour ses lecteui-s, on ne peut se méprendre sur le but poursuivi par le traducteur d une façon si méthodique et si soutenue. Ajouteronsnous qu'il a su, grâce à ses efforts, conférer à sa traduction la supériorité de la précision et de la clarté sur le poème original ?
De tous les passages où Sylvester s'écarte du texte français, il n'y en a pas de plus frappants que ceux ou .1 est question de Dieu. Il faut avouer qu'il y montre plus de goût que Du Bartas ; sans sortir de son rôle de traducteur, sans laisser deviner la moindre critique, sans modifier le fond de la pensée, il a, dans le choix des mots, dans les tournures, quelque chose de sobre et de respectueux qu'on cherche en vain dans l'original.
« Quoy ? sans bols pour vn temps viura le charpentier, Le tisseran sans toile, et sans pot le potier : Et l'Ouurier des ouuriers, tout-puissant et tout-sage, Ne pourra subsister sans ce fragile ouurage ? Quoy ? le preux Scipion pourra dire k bon droit