I. Athenae Oxomenses,l, p
rellement, avec Dunstor, .jne Sylvester fu. Purilain. l^av.s an lecteur ,lont Pimprimour accompai,.ne i eda.on de la traduclion montre bien qu'il avait luimême mis ^on cœur à préparer sa publication. Le fait que le père de Milton était lui-même Puritain, qu'il etaa instruit, rend possibles des relations entre lui et I imprimeur.
^ Quand on se rappelle enfin que le jeune Milton lisait n importe quel livre sérieux, il ne nous faut pas tant d hypothèses pour pouvoir affirmer, presque à coup sûr, que la traduction de SvlVester fut mise entre ses mains bien après sa Bible (i,. Que ce soit son précpteur \oungqui lui ait fait connaître le livre et lui en ait indiqué les beautés, la question n'a que peu d'intérêt. Le jeune Milton était d'ailleurs capable de trouver de lui-même ces beautés ; nous pourrons nous imaginer avec quel plaisiril parcourait le livre. Il avait en commun avec Du Bartas ses croyances protestantes et sa science de la Bible, l'amour de l'antiquité et quelque connais.sance déjà des anciens. Si Pou nous objecte que l'époque dont nous parlons se place avant e séjour de Milton à l'Université et qu'il était alors fort jeune, nous rappellerons que le futur poète était particulièrement précoce et qu'il a écrit à son propre sujet : Pater me puerulum humaniorum literarum stud.is destinavit : quas ita avide arripui, ut, ab anno œtatis duodecimo vix unquam ante mediam noctem a
I. VoirStern (Alfred). Milton und Seine ZeU,\o\ I p 3o Leipzig, ,.,7---,, (Brii Mus. ir.855. ee. i.5) ' ^'
Ashton
lucubrationibus discederem : quae prima oculorum pernicies fuit... » (i).
Ailleurs il nous dit :
« When I wasyeta child. no childish play To me was pleasing. ail my mind was set Serious to learn and know, and thence to do What might be publick good ; myself I thought Born to that end. born to proniote ail truth, AU rigbteous tliings » (2).
Ces mots s'accordent bien avec l'expression sérieuse reflétée sur la fig^ure du petit Milton dans le portrait sig-né par Jansen.
Quand on pense aux défauts de Sylvester, à ses exagérations, à ses puérilités mêmes, on peut se demander comment son œuvre a pu attirer le futur auteur du Paradis Perdu. Mais Milton était jeune et il lui manquait encore l'esprit critique. Les défauts mêmes de Sylvester ont pu le charmer, car ces défauts sont ceux que Ion rencontre assez souvent chez un jeune poète. Dryden qui, dans sa période de pleine maturité, a qualifié certains vers de Sylvester de « abominable fustian » considérait dans sa jeunesse ces mêmes vers comme inimitables.
Il convient de donner ici une analyse succincte de l'œuvre immense de Du Barlas. Aussi le lecteur pourra se convaincre, qu'à supposer même que Du Bartas n'eût possédé aucune des qualités poétiques requises,