‹ Du Bartes en AngleterreChapitre 198 sur 234 · Bk. I, S, 5, V. 58i, p. i · texte numérisé non relu

Bk. I, S, 5, V. 58i, p. i

Les vers didactiques ne manquent pas. Voici un exemple :

« Fie, hapless wretch ! 0 tliou, vvhose grâces sterving,

Measur'st God's mercy by thine own deserving ;

Wliicli cri'st (distrustful of the power ol' Heaven) « My sins are greater tlian can be l'orgiven » ;

Whlch still are ready to « curse God and die »

At every stripe of worldly misery :

0 learn thou, in wbose breasts the dragon lurks,

God's mercy ever is o'er ail bis works,

Know be is pitiful, apt to forgive ;

Would not a sinner's deatb », etc. (1).

Ces vers seuls auraient presque suffi pour montrer qu'il n'y a rien de trop hardi dans un rapprochement entre les œuvres du poète religieux et celles du poète pastoral. Il est évident que, au point de vue de la sincérité relig-ieuse, Browne, Du Bartas et Sylvester ont beaucoup de traits communs.

Considérons comme étant acquises l'élévation du but de Browne et la portée morale de son œuvre et voyons ce qu'il faut penser de son patriotisme. Le poète du Devonshire est aussi patriote que le poète gascon. Ce dernier écrit avec une fierté non dissimulée :

« Or comme ma Gascongne heureusement abonde En soldats, bleds, et vins, plus qu'autre part du monde, Elle abonde de mesme en Bains non achetez (2)

Page 1