Acoff. (h^ Srionccft. Amsterdam
4. Voir la bibliographie des œuvres de Du Bartas à la fin de cotte étude.
En Ang^Ieterre la popularité de Desportes et de Ronsard, celle aussi de Marot, furent considérables mais, sans aucun doute, les traductions en vers les plus populaires furent celles de l'Epopée de Du Bartas (i). Sa popularité est attestée par le nombre des éditions qu'on fit de ces traductions et les allusions fréquentes au nom du poète qu'on rencontre dans la littérature ang-laise de l'époque. Les éloges qu'on accorda à Sylvester, visent au moins autant le poète français que son traducteur ang-lais.
Citons en premier lieu, comme il convient, le plus illustre des contemporains ang-lais du poète. Voici deux vers que Spenser consacre à Du Bartas dans The Ruines nf Rome :
« And after thee {Du Beilay) g'mii Bartas hietorayse His heavenly Muse the Almighty to adore » (2),
L'annéemême où paraît la citation précédentft(i59i), Harrington écrit en parlant de l'histoire de Judith : « which storie the Lord du Bertas, and rare French poet contrived into an excellent Poème in French and the same is translated into very good and sweet English verse, by one M' Thomas Hudson (3) ». Thomas Nash dit de Sidney « what âge will not praysc immorlall Sir Philip Sydney whom noble Salustius
1. Voir Seccombe et Allen, T/ie Jr/p of S/iaftP.ytfa're, I, p. 84. Londres, 1904 (2' édilion).