Op cit., p
Il n'est peut-être pas sans intérêt de faire remarquer, à propos de cette citation que le même passage qui, dans Boileau, se rapporte à Saint-Amant, est appliqué par le traducteur à Du Bartas.
3. Masson, Life of Miltou, 6 vol. in-8, 1859-1880. Vol. I, p. 91.
« How many poems writ in ancient time, >A'hlch thy forefathers had in great esteem, Which in the crowded shops bore any rate And sold like news-bks and afiairs of state. Hâve grown conteiiiptible and sliglited since. As Pordage, Flecknoe or the British Prince ? Quarles, Chapman, Heywood, Wither had applause And Wild and Ogilby in former days But now are damned to wrapping drugs and wares And cursed by their broken stationers.
And so mayst thou, perchance, pass up and down And please awhile the admiring court and town Who after shall in Dnck-lane shops he thrown, To mould with Silvester and Shirley there And truck for pots of aie next Stourbridge fair » (I).
Sylvester, comme Du Bartas, est presque inconnu au xviii^ siècle : on ne l'oublie cependant pas comme on oublia le poète français. En lySo, Lauder, dans ses efforts pour prouver les plagiats de Milton (2) ramène l'attention sur Sylvester et sur sa traduction de Du Bartas. Il est question encore de lui dans une lettre au Gent/eman's Magazine An mois d'août 1796, et cette lettre en suscite d'autres (nov. 10, p. 900, et nov. p. 918-9) qui ont le mérite d'éveiller l'attention de Dunster.
Dunslera en effet, vers la même époque, étudié l'influence que la traduction de Du Bartas par Sylvester
1. John Oldliani, Partirai ]Vo/'/,s. Ed. Robert Bell, Loudres, 1854, B. M. (11604. c. i4), p. 23i.
2. Lauder (William), An cf^sai/ on Milton s use and imitatiov of the Modems in his Paradi><e Lost, Londres, ly^é.
exerça surMilton. Nous aurons à examiner son ouvra^^e (1779-1800) en même temps que celui de Lauder.
Le Docteur Drake, assez connu pour ses études sur Shakespeare, critique Sylvester dans un ouvrag-e intitulé Shakespeare and his times (1877). Il parle encore de lui dans ses Literary Hoiirs (i). Il a été amené à le faire précisément par l'étude de Dunster. Faisant allusion aux citations que Dunster avait réunies dans le but de mettre en relief les beautés de Sylvester, le Docteur Drake s'exprime ainsi : « No production of our elder poetrj is perhaps better calculaled for a sélection of this kind than the translation of Sylvester. As a whole in its gênerai structure and exécution it is insufferably heavy and tedious... In this mass of deterring- materials, however — are to be discovered beauties of no common kind. Thèse, it may be presumed, appear more from being contrasted with the opacity which surrounds them in their original station ; but even when detached, they will generally be allowed to possess great merit »
Une étude sur Du Barlas fut publiée dans le premier numéro de VAttic Miscellany (2) au mois de décembre 1824. L'auteur a la prétention d'égayer ses lecteurs au cours de sa critique ; la valeur de celle-ci s'en ressent. Cet article ressemble beaucoup à celui de Frazers Magazine (septembre 1842) : en plusieurs endroits ils sont absolument identiques et l'on aime-
1. Drake (Nathan), Literary Hours or Sketches, Critical, Xarrative, ond Poefical, Londres, 1820. 4' édition, pp. 81-104.