‹ Du Bartes en AngleterreChapitre 5 sur 234 · Voir à la page · texte numérisé non relu

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3. Ce litre est probablement fantaisiste. Le P. Mongaillard dans un manuscrit conservé aux Archives du séminaire d'Auch dit que Du Bartas était issu pâtre qitestore comme dit également Sammarth [Galhrum doctviiia il/ust...). Cette double appellation de trésorier et de questeur ne désignait-elle les fonctions de « recepveur du diocèse de Lombez » qui sont attribués à François avec le titre de Maître dans un acte du 28 décembre loSg, conservé aux Archives municipales de Montfort ? Voir Choir de Poésies de Du Bartas. Auoh, 1890.

4. Colletet, op. cit., p. 77. Edn. Larroque ; cf. les veilles et les connaissances de Milton.

On ne trouve, dans les œuvres de Du Barlas, que très peu de détails sur sa vie. 11 est à peu près certain qu'il ne prit aucune part aux premières guerres de religion, car en i574, à l'âge de trente ans, il se sent obligé (comme plus tard Milton à l'âge de vingt-trois ans)(i) d'expliquer, d'excuser son « oisiveté » qu'on prenait volontiers, sans doute, pour de la paresse.

« Mon cher Rémond, qui sais dextrement marier La lyre de Pliœbus aux textes de Scœvole Tu t'enquiers si, depuis que j'ay quitté l'escole J'ay suivi le barreau ou bien le train guerrier La vente des estais, le mespris coustumier De la sainte Themis qui de ça bas s'envole. L'horreur du fer civil qui nostre France affole M'ont fait tant dédaigner l'un et l'autre mestier Que loin d'ambition, d'avarice et d'envie Je passe oisivement en mon Bartasla vie Me contentant du bien par les miens acquesté Mais tel, mon cher Rémond, et nuit et jour se peine Pour s'immortaliser, dont peut estre la peine Ne sert tant au publie que mon oisiveté » (2).

Cette « oisiveté » fut probablement employée à étudier et à écrire des vers, si nous en croyons le passage suivant de l'Uranie :

« Je n'estoy point encor en l'auril de mon aage Qu'vn désir d'affranchir mon renom du trespas, Chagrin me faisoit perdre et repos et repas Par le braue proietde maint sçauant ouurage » (3,i.

1. Sonnet qui commence par les mots : « liow soon hath Time, the subtle thief ofyouth ».

2. La Muse Chrestienne, Bordeaux, 1074. Cité par Haag-, La Fra n ce Protestante, p . 1 3 1 .

.'i. La .Vase C/irestie>in''. ïiordeRux, lôy'). in-4.

C'est entre l'époque où il écrivait ces vers, (i574) et celle de la publication de la Première Sepmaine (1678), que Du Bartas prit part aux guerres de religion. On rencontre, en effet, à plusieurs reprises dans la Première Sepmaine l'expression de ses regrets jde ne pouvoir se consacrer entièrement à sa muse. Chaque fois qu'il le peut, il se remet à son œuvre pour la compléter, malgré les difficultés contre lesquelles il lui faut lutter (i).

Du Bartas épousa vers 1672 Catherine d'Homs. Il en eut quatre filles : Anne, Jeanne, Isabeau et Marie ; mais il n'eut pas de fils^ ou, du moins, on n'a pas pu trouver de preuves de leur existence, malgré la mention qu'en fait l'épitaphe de l'Edition de r6ii des œuvres du poète (2).

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