‹ Du Bartes en AngleterreChapitre 4 sur 234 · Pellissier, op. cit · texte numérisé non relu

Pellissier, op. cit

sieurs autres pays d'Europe, la langue des cours, de la diplomatie, des gens instruits et de la haute société. Du Bartas n'avait que faire de la langue anglaise pour écrire à Antonj Bacon (i) et d'autre part la lettre de Jacques VI pour inviter le poète à visiter sa cour est en français (2).

Colletet, qui donne quelques détails sur son éducation, nous apprend que Du Bartas connaissait les langues vivantes. Bien qu'il ne fasse mention d'aucune langue en particulier, son témoignage a plus de valeur qu'une hypothèse. « Son père qui exerçoit une charge de ihrésorier de F'rance (3), voyant les lumières d'esprit qui de sa jeunesse esclattoient naturellement en luyle destina d'abord àl'estudedes bonnes lettres, où selon son désir, ce futur ornement de la France s'employa si heureusement, et avec tant d'assiduité, qu'il se rendit enfin par ses longues veilles un des sçavans hommes de son siècle. Car ayant joint l'art à la nature, il joignit la cognoissance des sciences profondes à l'intelligence des langues mortes et vivantes » (4).

1. Cotton, MSS., Musée britannique à Londres. Nero, B. VI, folio 288. Voir à la page 22.

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