‹ Du Bartes en AngleterreChapitre 81 sur 234 · La France Protestante, Article :,Du Bartas {Saluste · texte numérisé non relu

La France Protestante, Article :,Du Bartas {Saluste

Voy côme a tô retour ceux qui desia poussoyent Leurs cheuaux escunieux : et Ibrcenez, baissoyent Leurs bois pour se choquer iettent aux pieds les armes Et d'aise transportez s'entrebaignent de larmes. Voy comme derechef les trafiqueurs vaisseaux Desancrez vont glissant sur nos marchàdes eaux. Voy comme le Sénat ia par toute la France Reprend son escarlatc, cl la loy sa puissance. Voy sous les flots d Oubly tous nos débats noyez : Voy rebastir les murs que Mars a foudroyez : D'artisans occupez voy les boutiques pleines, De pasteurs les coupeaux et de bouuiers les pleines, Voy, voy les feux de ioye ondoyer iusqu'aux cieux Oy les grands, les petits, les jeunes, et les vieux » (1).

Sylvester, comme on le verra, supprime de sa traduction certaines allusions directes à la France, qui étaient contenues dans le morceau qu'on vient de lire. C'est sans doute avec intention qu'il donne ainsi un intérêt différent à l'idée du poète. 11 avait en vue des lecteurs anglais, et son but a toujours été de rendre populaire parmi les anglais, ce qu'il considère comme un chef-d'œuvre de la littérature françaiise.

Quant au mot « enter-bathe w, il ne devrait pas sembler étonnant à une époque où Spenser ne craint pas d'écrire « learn the enter-deale of princes » [Mother Hubbard's Taie). Une expression comme « marchandes eaux » offre au traducteur un vrai problème. Sylvester a su le résoudre d'une manière assez heureuse.

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