‹ Du Bartes en AngleterreChapitre 90 sur 234 · II, Arche, p. ii · texte numérisé non relu

II, Arche, p. ii

Escoute patient les discordantes voix De tant de châtres peints, qui dônetdansvn bois L'aubade à leurs amours, et chacun en sa langue Perché sur vn rameau prononce sa harangue » (l).

« Arise betimes, while th' Opal- colour'd Morn. In golden pomp doth May-dayes door adoî'n : And patient heare th'all-dilîering voyces sweet Of painted Singers that in groves do greet Their Love- /ion -Jours, each in his phrase and fashion From trembling Pearch uttering his earnest passion » (2).

Les deux preniiers vers font reg^relter que leur auteur ait méconnu son talent de poète original et qu'il eut cru devoir s'assigner la tâche modeste de traducteur. Les mêmes réflexions nous viennent à l'esprit, en lisant la traduction de cette description de la Nature sous l'influence du sommeil :

(( le pigre sommeil ses tristes ours atelle.

Et porté sur vn char, qui se roule sans bruit,

Porte la pesanteur, le silence et la nuict.

L'air espaissi s'endort par to' les lieux qu'il glisse,

Le loup gist dans le bois, sur le pré la génisse,

Lors que (3j dessous la mer, et dans le lict plumeux,

L'hôme estendu du long pousse vn esprit fumeux.

Le rossignol perché sur les branches nouuelles

D'vn flairant aubespin, laisse pendre ses aisles :

Larondelle est muette, et les plus après flots

Sur la terre inclinez goustent le doux repos,

L'if est sans mouuement, le Treble plus ne treble :

Et le Pin se courbât veut dormir, côme il semble »(4).

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