I. II, Arfif., pp
But, roaring Canon. IVom Lis smoakingthroat,
Never so speedy sp.'us the thundring shot
(That in an Arniy niowes ^hole squadrons down,
And batters Buhvarks oï a sommon'd Town)
As this light Ilorse scuds, if he do but foel
His bridie slack, and in his side the heol :
Shunnino himself, his sinnewy strength hestrehhes-
Fly.ng the earth, the flying ayre he catrhes
Born whirl-winde-like : hee makes the tran.pled ground
Shnnk under him, and shake with doubhng sound :
And ^^ hen the sight no more pursuo hini mav,
In heldy clouds he vanisheth a way « ( | ) .
Nous ne nous demanderons pas si Sjlvesler s'est acharné à rendre littéralement chaque idée de l'orig-Hial. II nous suffit de constater qu'il y a dans le morceau deux parties bien distinctes, écrites dans un style tout différent, et que le traducteur a su rendre ce changement, dans le mouvement même du morceau avec un rare bonheur. Quand il décrit le cheval il le fait avec cette subtilité passionnée qui dénote le'con- "a.sseur, et qui fait la valeur des vers de Du Bartas 11 semble avoir dédaigné à dessein l'harmonie imilative trop recherchée des vers français qui décrivent le »-alop du cheval. Mais il a su s'approprier avec un vrai talent le mouvement de toute cette fin du morceau. Il y a en effet dans la peinture rapide de ce cheval qui s'enlève une telle impétuosité, un crescendo SI marqué dans l'élan de cette bète qui fatigue le regard à le suivre, que seule une véritable passion
'. II, //anf/f/ Craffs, pp. 106-7.
Ashton
poétique pouvait traduire de pareils effets. Nul doute que Sylvester n'ait écrit ce passag-e de sa traduction con amore.
Voici un passage dans un ton tout différent du tableau qu'on vient d'admirer. Il a le charme pénétrant de la nature elle-même.
« Sous l'Equateur bénin, l'amoureuse Nature Arrouse vn petit bois éternel en verdure; La tout le long de l'an dure vn May verdissant^ Qui va de ses couleurs les beaux champs tapissant, La rit par tout la terre, et les fleurs estoillées, Viues, sautillent plus, plus elles sont foulées. Tout y croist sans trauail ; ou si c'est par labeur, Le seul plaisant Zephire en est le laboureur. L'Austre iamais ne choque, et la gresle n'esbrâche L'immortelle forest, le droit palmier se panche Pour baiser son espouse, et tout le long de l'an Le Platan, en sifflant, fait l'amour au Platan ; Le Peuplier au Peuplier présente son seruice, L'Ormeau est embrassé de la Vigne tortlsse, Le Lierre auec le Chesne est estroitement pris, Tout y naist, tout y croist, tout y vit à Cypris » (1).
Nous croyons à peine nécessaire de relever une fois de plus la fidélité de la traduction. L'indépendance que le traducteur montre vis-à-vis de quelques points de détail, ne suffit pas pour infirmer l'exactitude du morceau pris dans son ensemble. Drake (2) n'a pas pu le citer sans y apporter quelques retouches; il ne nous