‹ Du Bartes en AngleterreChapitre 95 sur 234 · I. II, Magnif., p · texte numérisé non relu

I. II, Magnif., p

La ialouse fureur le rongeoit iusqu'aux os :

Ains sur le vert tapis de la plus tendre mousse,

Qui frange vn bord ondeux, hors de ses flancs il pousse

Vn someil enchanté, par le gazouillis doux

Des flots entrecassez, des bords et des cailloux.

Le clairon, le tabour, la gueriiere trompette. L'esueillant d'un sursaut, n'arment d'armes sa teste : Et d'un chef respecté le sainct commandement Ne le pousse aueuglé, du lict au monument. Le coc empennaché la diane luy sonne, Limite son repas (1) et par son cri luy donne Vn chatouilleux désir d'aller mirer les fleurs, Que la flairante Aurore emperle de ses pleurs.

Puissé-ie, ô Tout-puissant, incognu des grands Roys,

Mes solitaires ans acheuer par les bois :

Mon estang soit ma mer, mon bosquet mon Ardene :

La Gimone mon Nil, le Sarrapin ma Seine :

Mes chantres et mes luths les mignars oiselets :

Mon cher Bartas mon Louure : et ma Cour mes valets (2).

Sjlvester a adapté les derniers vers aux exig-ences de ses lecteurs anglais :

« To summon limelysleep. he doth not need .Elhiops cold Rush, not drowsie Poppy-seed ; Nor keep in consort (as Mecœnas did) Luxurious Villains (Viols I should bave said) ; But on green Carpets thrumd with mossie Bever, Frenging the round Skirts of his winding River, The streams milde murmur, as it gently gushes, His healthy limbs in quiet slumber hushes.

Page 1