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trisation suivant de près les premiers pansements.
Ces différents exemples le conduisirent à employer le baume d’une façon plus éclairée, plus générale, plus scientifique dans bien des cas où les antiseptiques ordinaires ne lui eussent pas donné d’aussi bons résultats, et il a toujours vu, dans son service, le baume du Commandeur réussir très bien.
Il était naturel de rechercher les traces de ce pansement dans la littérature médicale moderne et ancienne.
C'est en vain que l’on compulse les traités actuels de thérapeutique et de chirurgie, de même que les périodiques s’occupant de ces questions : Trousseau et Pidoux, Gubler, Nothnagel et Rossbach, Dujardin-Beaumetz, Manquat, Forgue et Reclus, Duplay et Reclus, Le Dentu et Delbet; Presse médicale 1884-1902, Revue de chirurgie 1885-1902, Semaine médicale 1884-1902, ne font aucune mention du baume du Commandeur; pas plus que Gottschalk, Paris 1901, dans sa thèse sur le traitement des plaies, étude historique.
C’est à peine si le traité de thérapeutique de Victor Aud'Houi (1897) en rappelle l'emploi, et cela grâce au caractère de l'auteur qui est un eneyclopédiste. C’est, en effet, dans les ouvrages encyclopédiques, comme les dictionnaires, qu'on trouve cité le baume du Commandeur avec une petite phrase toujours à peu près la même, rappelant l'emploi traditionnel du baume : à l’intérieur, comme stimulant (X à XL gouttes) et à l'extérieur en pansement pour hâter la cicatrisation des plaies. Dans cette catégorie d'ouvrages,
ACL + HS
nous pourrons citer le dictionnaire de Littré et Robin, le dictionnaire Jaccoud, le dictionnaire de médecine et de chirurgie pratique 1866, le dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, le dictionnaire des dictionnaires 1850, le dictionnaire de médecine 1833, le dictionnaire des sciences médicales 1812, qui tous donnent, à peu près, cette brève indication au sujet du baume employé à lextérieur : il arrête le sang, accélère la cicatrisation des plaies et ulcères atoniques.
Donc, dans la littérature médicale actuelle, rien ou peu de chose. Néanmoins, nous devons citer deux travaux originaux : la thèse de Goulard (Paris 1879, n° 48) sur le traitement des plaies par le baume du Commandeur, à laquelle nous n’emprunterons rien, et une observation du docteur de Saint-Germain, de l'Hôpital des Enfants malades, publiée par la Revue de thérapeutique médico-chirurgicale, 44° année, 1877. Cette observation à trait à une fillette de huit ans, atteinte de fracture compliquée de l’humérus, qui fut pansée secondairement avec de nombreux tampons de charpie imbibés de baume du Commandeur. M. de Saint-Germain ajoute: « C’est là un mode parfait d’occlusion en même temps que de cicatrisation et de chirurgie conservatrice. »
Accessoirement, à propos d’une méthode générale de pansements à l’alcool et aux teintures alcooliques, on trouve vers 1860 plusieurs ouvrages mentionnant le baume du Commandeur.
Batailhé et Guillet: de l'alcool et des composés alcooliques en chirurgie, — de leur influence sur la réunion immédiate des plaies, 1859.
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Professeur Le Cœur, de Caen: des pansements à l’aide de l’alcool et des teintures alcooliques, 1864.
Thèse de Gaston (Remi) : de l'emploi des composés. alcooliques en chirurgie, Montpellier, 1866.
Ces trois auteurs ont préconisé surtout l'alcool simple où camphré, certaines teintures composées, telles que: la teinture aloétique ou élixir de longue vie, la teinture de cannelle, la teinture d’iode, la teinture de brou de noix et entre autres le baume du Commandeur. Ils reconnaissent à ces teintures une action bienfaisante sur les plaies, due en partie à l'alcool et en partie aux substances balsamiques, résineuses ou astringentes qui lui sont ajoutées.
Le Professeur Le Cœur fait un chaleureux plaidoyer en faveur des teintures alcooliques employées au pansement des plaies, au moment où le Docteur Batailhé venait d'entretenir l'Académie de l’alcool comme cicatrisant et désinfectant, à propos de la discussion sur l'hygiène des hôpitaux (1863-64). Il ajoute qu'il eut à traiter un grand nombre de plaies contuses par les alcooliques et que « dans aucun cas il n eut lieu de s’en repentir ».
Nous voyons par là que vers 1860 certains chirurgiens réagissent contre l'emploi des corps gras appliqués au pansement des plaies.
Tenon et Desault, le Compendium de chirurgie le traite de Chirurgie de Vidal (de Cassis) avaient consacré la doctrine du pansement à base d’axonge, laissant dans l'oubli les pansements à base d’alcool que le moyen-âge et la renaissance avaient empruntés à l'antiquité. En 1863, l'Académie s’occupà de l'alcool