‹ Du Baume du Commandeur en ChirurgieChapitre 6 sur 28 · ARLES AE TE CRM · texte numérisé non relu

ARLES AE TE CRM

sous l'impulsion de Batailhé, comme le constate la thèse de de Gauljac, interne de Nélaton, sur le pansement des plaies par l’alcooï (Paris, 1864). On reconnut à cette époque l’action « caustique faible et l’action désinfectante » de ces pansements alcooliques.

Néanmoins, cet éclat ne fut qu'éphémère et aujourd’hui les antiseptiques courants : sublimé, acide phénique, acide borique, iodoforme, salol, aristol, etc, ont envahi la thérapeutique chirurgicale journalière au point de plonger de nouveau dans l'oubli le baume du Commandeur, de telle sorte que si nous voulons nous faire une idée plus juste de son emploi nous sommes obligés de remonter rapidement le cours de - Fhisioire de la médecine pour le voir préconiser sérieusement, bien que presque toujours d’une façon passagère et accessoire.

Il nous faut remarquer que l'histoire du baume du Commandeur ne peut guère se faire toujours directement et que souvent nous retrouverons l’emploi isolé des drogues qui le composent; nous signalerons aussi l’usage de l'alcool qui en est la base. : D'autre part, nous ferons, pour ainsi dire, son histoire négative en citant ceux des auteurs qui signalent le baume comme un médicament déchu.

Nélaton, dans ses éléments de pathologie chirurgicale 1844, cite l'emploi des topiques « excitants spiritueux » dans les cas de gangrène avec élimination languissante de l’escarre; la thèse de Gauljac, que nous rappelons, témoigne du grand usage que Nélaton faisait des alcooliques pour le pansement des plaies infectées.

D. EME = Ja ARS

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